Gold Cup : À quoi sert cette compétition quand tout est organisé pour avoir USA et Mexique en finale ?

La Gold Cup est une compétition organisée par la Concacaf depuis 1963 dans le but de sacrer une équipe de football  parmi les 16 meilleures équipes qui proviennent ,soit  de l’Amérique du nord, de l’Amérique centrale, soit des Caraïbes. Beaucoup de sélections ont déjà remporté la coupe d’or, on peut citer le Costa Rica , Haïti l’a remportée une seule fois en 1973, les Etats-unis d’Amérique et le Mexique qui est le plus titré.

Mais depuis quelque temps, il est devenu une tendance pour les mexicains et les américains d’exclure les autres nations de la Concacaf tant ce sont eux qui parviennent uniquement à disputer des finales et donc à remporter la Gold Cup. Depuis 2002, seulement le Mexique et les Etats-Unis remportent ce tournoi. Des questions s’imposent donc : Le ballon n’est-il rond que pour les américains et les mexicains dans la Concacaf ? Les autres équipes qui y participent sont-elles tellement médiocres qu’elles ne peuvent renverser le tandem USA /Mexique ?

D’entrée de jeu, il faut dire que les américains et les mexicains sont irréfutablement considérés comme les meilleures nations footballistiques de la CONCACAF , c’est un fait qu’on ne prétendra pas nier. Toutefois si le Mexique et les Etats-Unis d’Amérique sont listés en tête des classements, il y a lieu de constater qu’il se produit un réveil chez les nations de la CONCACAF pendant cette vingt-cinquième édition de la GoldCup.

En 2019, la Gold Cup n’était pas de l’eau à boire. Devant le Costa Rica, ce n’est qu’un coup de chance pour le Mexique qualifié pour les demi-finales suite à une séance de tirs au but. Les Costaricains ont tenu pendant plus de 120 minutes l’attaque mexicaine en échec. La demi-finale qui a opposé le Mexique à Haïti a clairement montré que les nations footballistiques considérées jadis comme des petites équipes n’ont plus peur de rivaliser les  grandes. Et Haïti, qu’on a pas redoutée lors du lancement de la vingt-cinquième édition, a fourni une performance hors-pair. Les grenadiers ont surpris les regards, relancé les conservations concernant la prétention à la coupe d’or.

Les grenadiers, après avoir corrigé le Costa Rica et fait une remontada sensationnelle devant le Canada, ont pratiquement maîtrisé les mexicains. Ils ont tellement été rudes pour les mexicains que l’arbitre a inventé une pénalité qui n’est aucunement justifiable par les règles du jeu. Une faveur pour donner libre-cours au Mexique.

Mais dès lors qu’une injustice pareille ait pu été causée à Haïti, nous devrions nous demander si l’on ne s’arrange pas à tenir certaines nations dans le bas de l’échelle. On dit souvent que le meilleur gagne, mais face à Haiti, le Mexique n’était pas le meilleur. Pourtant grâce à un arbitrage déséquilibré, de maison, c’est lui qui va jouer la finale face aux américains qui eux ont battu le les jamaïcains.

L’arbitre nous a sacrifiés. Quel était le mal que des joueurs réalisent le rêve de toute une nation ; jouer la finale ? Quel serait le mal si le Mexique était éliminé parce qu’il ne pouvait  intercepter les filets des grenadiers ? Quel serait le mal ? La Gold Cup n’est elle pas un tournoi ouvert à toutes les équipes sans parti pris ?

Si le football en soi ne s’intéresse qu’au jeu et qu’à la performance, les compétitions de la FIFA comportent des enjeux économiques. Des millions de personnes achètent des billets pour regarder le match, et cela permet à la FIFA de rentabiliser. La Gold Cup est souvent réalisée aux Etats-unis. Si l’on tient compte de la proximité géographique, les américains sont plus susceptibles de mobiliser plus de supporters.

Les mexicains et les canadiens sont plus près des Etats-Unis, et donc peuvent plus facilement acheter des billets pour regarder les matchs. Tandis qu’un pays comme Haïtii, qui déjà, jouit d’une infériorité démographique par rapport à ces pays, est plus éloigné. Et en plus ,Dieu sait que la majorité des Haïtiens ne peut se permettre d’acheter des billets de match. C’est pourquoi, les grenadiers, font face très souvent à un manque de support dans les stades.

Une finale qui aligne Haïti fait moins de gens qu’une finale qui aligne le Mexique, c’est indéniable. Haïti aurait beau été la meilleure des équipes mais il est logique que les organisateurs du tournoi pensent à rentabiliser. Désolé pour la fougue, la détermination dont fait preuve l’équipe haïtienne ! Le rêve haïtien n’intéresse pas les arbitres, il n’intéresse pas la Concacaf. Sous un autre aspect, il faut aussi une politique pour protéger les grands, le Mexique est un grand, les Etats-unis sont un grand, pourquoi laisser Haïti venir les voler la vedette ? La raison du plus fort n’est elle pas la meilleure ?

L’on aurait pu évoquer plusieurs autres arguments, plusieurs autres faits injustes dans le jeu du ballon rond , mais tout ramène à une seule conclusion qu’on répète à la longueur de journée : Le Football c’est de la mafia. Haïti et les nations footballistiques qui veulent se réveiller prendront encore du temps pour survivre à ce boycottage. Mais le drame reste et demeure cette hypocrisie d’organiser des tournois pour les meilleures équipes, d’établir la Gold Cup pour les meilleures équipes de la Concacaf alors qu’on a déjà préalablement choisi Etats-Unis et le Mexique pour la finale.

Usa vs Mexique en finale, plus de tickets vendus, plus de téléspectateurs, plus de dollars… Le football, une histoire de pognon. Il faut arrêter la mascarade.

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