Assemblée Nationale : Par peur de représailles, les parlementaires ont déserté le parlement

    Ce lundi 10 coïncide avec le deuxième lundi du mois de juin. Selon la constitution, il devrait être l’ouverture de la deuxième session législative. Les parlementaires étaient donc tenus de se réunir au parlement. Mais selon le constat les locaux du parlement sont quasiment vides. Députés, sénateurs, personnel de soutien, invisibles. Seuls les agents de sécurité du parlement sont présents selon les journalistes présents sur place.

    Alors qu’un rendez-vous constitutionnel s’imposait aux élus en vue de l’organisation de l’Assemblée nationale en ce deuxième lundi de juin, ceux-ci semblent avoir oublié ou peut-être agi de mauvaise foi car ils n’ont pas répondu à l’appel.

    De fait, c’était presque le vide total au parlement jusqu’à cet après midi. En outre, 3 parlementaires étaient remarqués dans les parages. Ils y sont passés en coup de vent. Il s’agit du député de la commune de Léogâne et des sénateurs Hervé Fourcand et Carl Murat Cantave.

    Selon le président du Sénat, cette paralysie au parlement doit se comprendre et ne doit point culpabiliser les parlementaires. C’est donc avec la théorie de la formalité impossible, c’est-à-dire, des cas de force majeure compte tenu des tensions socio-politiques de l’heure, que le président du Sénat a essayé d’excuser l’absence de ses pairs.

    Par de tels propos, Cantave invite le peuple à comprendre que la situation actuelle dépasse les élus de l’assemblée législative, et en conséquence de ne pas les admonester.

    L’ouverture de la deuxième session ordinaire a donc été gâchée malgré les dispositions de la PNH pour sécuriser le périmètre du parlement et malgré les différentes mises en place qu’a effectuées le bureau de l’Assemblée nationale.

    Maintenant, il va falloir trouver une autre date pour l’ouverture, mais quand ? Le président du Sénat croit pouvoir trouver un moyen d’arranger tout cela. D’après lui, ce genre de cas n’est pas nouveau, un épisode du même genre aurait déjà eu lieu pendant la présidence de Jocelerme Privert.

    Les Sénateurs de l’opposition quant à eux appellent la population à la vigilance afin de leur venir en aide à n’importe moment de la soirée si, comme les rumeurs l’affirment, le président de l’Assemblée décide d’organiser une séance.

    Nenel Cassy qui participait à une émission sur Zenith fm a en effet affirmé que les parlementaires doivent mettre Jovenel en accusation pour que celui-ci puisse repondre de ce qu’on lui reproche.

    Il croit que si le parlement donne le signal pour dire non à la corruption, la communauté internationale sera obligée de prendre sa distance avec le pouvoir en place. En tout cas, le Sénateur de l’opposition pense qu’il est opportun aujourd »hui d’organiser une séance.

    Face à cette situation, une question s’impose, la séance aura-t-elle lieu effectivement ce soir ? Si oui, Jovenel sera-t-il mis en accusation ? A suivre…

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