Aux Gonaïves, le gallon de la gazoline se vend à 500 gourdes

Après avoir assis pendant plus de 4 mois sur une chaise où il n’a pas connu de grandes difficultés à payer les compagnies pétrolières pour l’approvisionnement des carburants, le gouvernement haïtien se retrouve à nouveau en difficulté face à une grande rareté de carburant constatée sur toute l’étendue du territoire national depuis plus d’une dizaine de jours.

À la ville des Gonaïves où se concentrent plus de trois cent mille habitants avec une forte concentration des activités économiques, les pompes à essence sont restées fermer depuis environ 5 à 6 jours faute de la gazoline. Pourtant dans le secteur informel pratiqué généralement aux alentours des pompes à essence sans aucune contrainte, le gallon de la gazoline se vend à 500 gourdes en plein jour et même 600 gourdes à la tombée du soleil depuis le début du week-end.

Face à cette situation qui semble arranger l’affaire des vendeurs de carburant, les motards et les conducteurs qui assurent le transport en commun, se sont affronté à divers reprises lors de la descente des véhicules pour payer les courses. Ils appellent(conducteurs et passagers) à la responsabilité du gouvernement haïtien qui s’est montré incapable de diriger le pays.

« Honnêtement, cette rareté de carburant a diminué considérablement, le transport dans la ville à quelque jours de la rentrée des classes », se plaint Jean Robert, un conducteur d’un moto taxi qui dit n’est pas en mesure de remiser à la fin de la journée, avec 500 gourdes ce en raison dit-il, du prix de carburant qui a exigé au passager de prendre de camionnettes.

De son côté, Maxime Robert Pierre, un passager questionné au niveau de la barrière principale de l’hôtel de ville des Gonaïves, a critiqué sévèrement le comportement non seulement des marchands de carburant mais surtout les autorités municipales qui n’ont pris dit-il, aucune mesure restrictive pour stopper la commercialisation des produits pétroliers par les responsables des pompes à essence qui se servent des particuliers pour s’assurer de cette pratique.

« Nous vivons dans une sphère où tout se fait à la raquette. Les vendeurs des essences à un prix exorbitant, ont agit de mauvaise fois en toute complicité avec des directeurs des pompes ce en dépit des difficultés que confronte la population haïtienne qui est le consommateur final », déplore Maxime Robert Pierre, professeur de Sciences Sociales à l’une des institutions scolaires de la cité de l’indépendance qui dit avoir analysé avec l’efficience, le niveau de l’irresponsabilité des autorités de la ville qui n’ont jamais pris des mesures pour freiner cette activité aux alentours des pompes à essence où on aura à besoin d’au moins 500 gourdes pour l’achat d’un gallon de gazoline alors qu’il vendait en temps normal à 245 gourdes à la pompe.

Entre temps, le conseiller politique du président Jovenel Moïse au Palais national, le docteur Guichard Doré a confirmé sur les ondes de la radio vision 2000 ce lundi que le gouvernement haïtien a viré environ deux milliards de gourdes sur les comptes en banque des compagnies pétrolières pour l’approvisionnement des carburants. Et de nouvel arrivage devrait-être effectif au milieu de cette semaine.

En attendant l’arrivée des cargaisons, le prix du gallon de la gazoline pourrait atteindre 750 gourdes à la cité de l’indépendance.

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