« Aux Haïtiens de choisir librement leur leader sans interférence américaine », a déclaré le Sénateur de la Floride Marco Rubio.

    Intervenant sur la crise socio-politique qui retient Haïti sous les verrous depuis environ 4 semaines, le Sénateur américain Marco Rubio a estimé que la solution de la crise doit être essentiellement haïtienne. L’élu de la Floride voit d’un très mauvais œil voire impossible le fait pour les Etats-Unis de s’immiscer dans les affaires internes d’Haïti afin de décider si le Président de la République, M.Jovenel Moïse doit démissionner ou rester au pouvoir.

    Le Sénateur Rubio qui, à plusieurs reprises, a influencé les choix politiques du gouvernement haïtien, a fait une sortie très surprenante dans le Miami Hérald. Il prêche le retrait des américains dans les affaires internes d’Haïti, plus précisément dans ce contexte socio-politique où une partie de la population haïtienne réclame la démission de leur président pour la mauvaise gouvernance de celui-ci.

    En mai 2018, Le Sénateur Rubio avait recommandé qu’Haïti n’abandonne pas ses liens diplomatiques avec le Taïwan pour prioriser une alliance avec la Chine. Le Sénateur avait fait comprendre qu’un tel choix pourrait avoir des impacts sur la relation entre les États-Unis et le gouvernement haïtien. Marco Rubio avait également exhorté le gouvernement de Jovenel Moïse à rester loyal vis-àvis des américains même s’il fallait cracher sur les liens historiques qui existent entre le peuple haïtien et le peuple vénézuélien. 

    Aujourd’hui, le Congressman semble vouloir se repentir car lorsque des journalistes lui ont interrogé sur la situation actuelle d’Haïti, il a répondu : « Je ne pense pas que c’est le rôle des États-Unis d’appeler un leader démocratiquement élu à la démission. Ce serait de l’interférence. De même qu’il ne serait pas convenable que les Etats-Unis viennent dire qu’il doit rester au pouvoir». Après cette réponse neutre, les journalistes lui ont demandé si les américains n’avaient pas commis d’interférence lors du départ de l’ancien président haïtien , Jean-Bertrand Aristide en 2004. À cette question pertinente, le Sénateur a répondu vaguement : «  Je ne faisais pas partie du congrès en 2004 ».

    Si les haïtiens gardent encore l’espoir que les étrangers vont réclamer le départ du Président Jovenel Moïse, ils vont sans doute beaucoup attendre car les acteurs internationaux se retiennent de prendre position véritablement dans la crise  à laquelle Haïti fait face ces derniers jours.

    LAISSEZ UN COMMENTAIRE

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    Please enter your comment!
    Please enter your name here