Carnaval risqué , balles en l’air, feu aux stands ; les policiers veulent à tout prix le SPNH

    Aujourd’hui, des policiers ont marché pour forcer les autorités à admettre l’existence du syndicat de la police nationale d’Haïti (SPNH). Alors que le Haut commandement de la PNH est encore réticent à l’établissement d’une telle structure au sein de l’institution, un groupe de policiers décide d’aller jusqu’au bout car il estime que les revendications sont non seulement justes mais humaines. Discours, Tirs devant la direction générale de la PNH, carnaval national menacé, voilà qui résume cette marche qui initialement devait être  pacifique.

    Nombreuses sont les revendications policières. Pourtant elles peuvent se résumer en un seul mot inconfort. Qu’il s’agisse des commissariats mal entretenus, de salaires misérables par rapport au coût de la vie,  de difficultés à recevoir des grades en dépit de compétences et d’ancienneté, de l’inquiétude à ce que l’institution soit politisée, tout porte les agents de l’ordre à se sentir inconfortables. D’où la nécessité d’un syndicat qui pourra porter leur message, leurs griefs et défendre leurs intérêts. Si le Conseil Supérieure de la Police Nationale reconnaît que certaines de leurs revendications ont lieu d’être, il ne valide pas cependant le Syndicat.

    Plusieures manifestations en 2019, les policiers n’entendent pas lâcher en 2020. En ce 17 février, ils ont attiré l’attention des médias et marqué l’histoire. Ils ont marché, crié, étalé leurs problèmes. En pleine protestation aujourd’hui, l’un des leaders de ce mouvement, Yannick Joseph, policière, a cité des références légales légitimant un syndicat de la PNH.  Comme pour montrer que la légalité dans cette affaire n’était guère un obstacle. 3 jours au maximum, le délai accordé aux supérieurs hiérarchiques pour approuver le SPNH. Dans le cas contraire, les policiers ont menacé de boycotter le carnaval national 2020 .

    Devant la Direction générale de la PNH, l’ambiance a tourné au vinaigre. Il y a eu une pluie  de projectiles venant des armes des policiers qui tiraient en l’air. À l’intérieur du bureau, une véritable panique s’est créée. Des gens se sont mis à terre pour éviter d’être blessé par balles. Les policiers se sont affrontés entre eux : Ceux qui manifestaient contre ceux qui sécurisaient la direction génerale d’Haïti. Un vrai film d’action pourtant réel dans la République d’Haïti.

    Mais l’action de la journée est loin d’être ce moment d’affolement à la direction générale d’Haïti. À la fin de la  journée de manifestation, le feu est mis aux Champs-de-Mars. Des stands sont brûlés. Plus d’un accuse les policiers de cet acte. Aucune preuve pour confirmer. Sinon une photo publiée où on voit des personnes portant des maillots rouges devant les stands en feu. Tout comme les policiers qui ont foulé sol aujourd’hui étaient vêtus de maillots rouges pour signifier leur victoire.

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