Comment en 2019 des centres hospitaliers peuvent refuser de venir en aide à une personne en détresse ? Comment des médecins arrivent-ils à refuser de soigner une personne à l’agonie clairement atteinte de projectiles? Comment peut – on être si stupide à regarder partir sous une civière un mourant alors qu’on aurait dû intervenir afin de lui sauver la vie ? Comment… Comment…

Si dans d’autres pays il serait difficile de l’imaginer, en Haiti c’est la grande mode aujourd’hui. Des gens meurent quotidiennement sous le regard méprisant de certains responsables de centres hospitaliers.

Le pire, ceux-ci ne risquent rien pénalement car jusqu’à maintenant aucune loi haïtienne n’incrimine le fait d’omettre de venir au secours à des personnes en péril. Où sont les parlementaires de ce pays ?

Combien de morts faudra-t-il encore compter parmi ceux qui n’ont pas les caisses de l’Etat entre les mains pour fréter en urgence un avion ambulance pour aller se faire soigner aux USA, pour qu’enfin les autorités de ce pays prennent conscience de l’irresponsabilité des responsables des centres hospitaliers d’Haiti et prendre les mesures nécessaires afin de stopper cette dérive ? Des milliers peut être ! Ou tout simplement vous qui lisez ce papier. Mais en attendant, ce cas précis décrit ci-dessous ne doit pas passer inaperçu. Si par leur mépris, ils ont laissé mourir ce jeune espoir du pays, demain sera sans doute votre tour. N’attendez pas pour agir. Partagez ce texte…

Vedeth Infos vous partage ce message poignant publié sur les réseaux sociaux par l’une des dernières victimes de ces centres hospitaliers de la région métropolitaine du pays. lisez le attentivement.

Mon frère a reçu les premiers soins à l’hôpital des Médecins sans frontières de Martissant qui ne disposait pas de matériels adéquats pour enlever le projectile.

Après des interventions, mon frère a été transféré à un autre centre hospitalier pour les soins que nécessitait son état. Avant de se déplacer, mon grand frère s’est rendu à l’hôpital du Canapé-Vert pour faciliter l’hospitalisation.

Il avait en sa possession 600 dollars américains et plus de 50 000 gourdes. Malheureusement, les médecins de l’hôpital du Canapé-Vert ont confié qu’ils ne reçoivent pas de patients ayant déjà reçu de soins ailleurs.

Sur le coup, l’ambulance s’est dirigée vers l’hôpital Bernard Mevs. Dans la cour de l’hôpital, le médecin a informé les proches de la victime que l’hôpital était déjà rempli, qu’on ne pouvait recevoir de nouveaux patients.

Il était 1h30 du matin, nous étions obligés de nous rendre à l’hôpital de l’Office d’assurance, accidents du travail, maladie et maternité (OFATMA) où Ridchy Cayo est décédé vers 4 heures 30 du matin.

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