Crise de Carburant : Haiti est « Lock », l’opposition politique n’en profite pas

    Cela fait plus de deux semaines que le pays s’affronte à un problème de rareté de carburant qui a provoqué la colère des citoyens haïtiens qui ont décidé de faire passer leurs revendications à travers des mouvements spontanés débutés dans les ville des Cayes et de Ouanaminthe mercredi et jeudi dernier.

    Ce lundi, certaines villes de la République d’Haïti étaient réveillées sous le choc des mobilisations spontanées avec plusieurs centaines de citoyens ayant investi le macadam fâcheusement pour exiger aux autorités de l’État central de prendre des mesures nécessaires pour faciliter la mise à disposition de la population des produits pétroliers. Les pompes à essence sont restées fermer à travers la capitale haïtienne et dans plusieurs grandes villes de province.

    Avec cette situation, l’Etat étant en difficulté pour honorer ses engagements envers les compagnies pétrolières, ses principales créancières, le pays est resté fermer, les activités industrielles et commerciales sont au point mort jusqu’à la journée de ce mardi 3 septembre 2019. Plusieurs grandes entreprises privées et publiques ne sont pas fonctionnées surtout à Port-au-Prince et aux Cayes en raison du problème de carburant. Le transport en commun et privé, sont paralysés et les rues de la capitale sont désuètes.

    Si l’on croit le directeur général du BMPAD, Fils-Aimé Ignace Saint-fleur, l’État haïtien se trouve dans l’impossibilité de continuuer à subventionner l’achat des produits pétroliers. Ce qui lui coute un déficit de 7 milliards de gourdes mensuellement. » Le gouvernement haïtien n’a d’autre choix que d’ajuster à la hausse, le prix des produits pétroliers pour empêcher la continuité de la pénurie de carburant dans le pays », a lâché, Fils-Aimé Ignace Saint-fleur.

    Pourtant, l’opposition politique qui est en quête de stratégie pour essayer de renverser le pouvoir de Jovenel Moïse qui est en grande difficulté ces derniers jours avec les compagnies des produits pétroliers, n’a pas profité de ce moment pour relancer la mobilisation anti-gouvernementale à travers l’étendue du territoire national afin de contraindre à l’équipe du palais national d’abandonner l’espace.

    À chaque moment favorable et profitable dans l’histoire de cette lutte pour le renversement de Jovenel Moïse entamée l’année dernière après les événements des 6 et 7 juillet, l’opposition politique du pays s’est toujours montrée défaillante. Le pays quant à lui continue de plonger.

    Un nouveau coup manqué qui aurait dû être fatal à l’équipe de Jovenel Moïse, mais en panne de pragmatisme et de cohésion, l’opposition politique n’en profite pas. Elle ne fait qu’annoncer la reprise des mobilisations pour le 9 septembre prochain, jour de la nouvelle rentrée des classes. Un risque toutefois car si cela ne marche pas, tout le monde constatera son échec.

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