l’Observatoire citoyen pour l’institutionnalisation de la démocratie (OCID) a réalisé une enquête qui met à nu le fonctionnement opaque d’un certain nombre de parlementaires haïtiens. Elle a été menée sur les soi-disant bureaux qu’auraient détenus les élus de la République dans leurs circonscriptions électorales.

L’enquête est accablante. Un scandale qui aurait pu faire révolter n’importe quel peuple qui ne s’appelle pas haïtien.

Globalement, malgré les fonds versés par l’Etat haïtien aux parlementaires concernés, un tiers de ces bureaux n’existent pas. Ils n’ont pu être repérés par les enquêteurs. 21% d’entre eux ne sont pas opérationnels malgré le fait que les élus empochent le pognon.

L’OCID, ce groupement de citoyen, s’engage pour la promotion de la transparence parlementaire en Haiti. Elle a réalisé cette dernière enquête – car ce n’est pas la première, dans les dix départements du pays afin de déceler 112 bureaux de sénateurs et de députés.

Incroyable mais vrai, les résultats de l’enquête sont à couper le souffle. Les députés et sénateurs n’ont fait qu’encaisser le fric. Ils ne l’ont investi nul part. La preuve, les bureaux n’existent pas, sinon de manière fictive ou imaginaire.

Alors que l’Etat haïtien donne cet argent pour assurer la bonne représentation des élus auprès de leurs mandants au niveau local, il s’en servent à d’autres fins.

Sur les 83 bureaux de députés visés dans l »enquête, 57 sont localisés et 45 seulement sont opérationnels. Pareil pour les sénateurs. Sur les 29 sénateurs visés, 19 bureaux ont pu être repérés, dont 15 fonctionnels au sein desquels travaillent – sur le papier car ils ne viennent rarement aux bureaux, une centaine d’employés.

Du détournement de fonds publics purement et simplement qui est défini comme l’appropriation frauduleuse de biens par une personne pour son propre intérêt à des fins étrangères à celles qui avaient été convenues.

Des pratiques à dénoncer car cela constitue une infraction pénale grave faisant partie de ce fléau qu’on essaie d’endiguer en Haiti : la corruption.

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