En route vers la destitution du président Jovenel Moise par le Parlement haitien

    Dans une lettre adressée au président de la chambre basse Gary Bodeau, 20 députés ont signé pour mettre Jovenel Moïse en accusation pour sa responsabilité dans la situation socio-politique inquiétante que le pays vit aujourd’hui, pour avoir plusieurs fois violé la constitution mais aussi pour être indexé dans le rapport de la CSCCA sur la dilapidation et la corruption émanant de l’affaire Petro Caribe.

    20 députés ont pris la décision de mettre le président Jovenel Moïse en accusation, car ils estiment que ce dernier est pour beaucoup dans la crise socio-politique que les haïtiens vivent ces derniers temps. Ces députés disent constater les cris et les revendications du peuple haïtien. Ils constatent aussi les recommandations des différents secteurs comme le forum économique du secteur privé des affaires, la conférence épiscopale d’Haïti qui d’une seule voix, demandent le retrait du président au pouvoir.

    En ce sens, ces 20 députés croient que la voix populaire doit avoir raison sur la simple volonté du président de rester malgré tout au pouvoir.

    Non seulement l’opinion populaire ne profite pas à Jovenel Moïse, les députés croient que dans les faits, ce rejet de l’autorité présidentielle est compréhensible si l’on doit tenir compte des nombreux cas où le président et ses gouvernements ont violé la constitution. Ainsi, du fait que la bonne gouvernance échappe à M.Moïse, qui n’a jamais pu rien faire contre l’inflation, la misère, la corruption, l’impunité et la criminalité qui sont entrain de tuer le rêve, l’espoir d’un aller-mieux chez les haïtiens, il doit partir.

    Et en addition, les signataires ont décrié le fait que le rapport final de la CSCCA a clairement épinglé Jovenel Moïse dans la dilapidation des 4.2 milliards de Petro Caribe.

    Ainsi, ces 20 députés demandent au président de la chambre des députés Gary bodeau d’agir en tant que président d’une chambre démocratique et non en serviteur de PHTK tout en reprochant à Bodeau d’avoir déjà ignoré une demande de mise en accusation de Jovenel Moïse qu’ils avaient  effectuée en février dernier. Cette mise en accusation trouve sa légitimité, d’après les 20 députés, dans la constitution qui l’autorise en son article 186.

    Ainsi ces 20 députés exigent qu’une séance spéciale à cet effet soit organisée dès l’ouverture de la nouvelle session législative sinon ils menacent de destituer le président du bureau et de boycotter les prochaines séance qui seront organisées.

    Ces 20 députés sont : Jerry Tardieu, Jean-Robert Bossé, Roger Millien, Baudelaire Noelsaint, Rudy Devil, Joseph Manès Louis, Pierre Fequiere Julien, Déus Deronneth, Jean Marcel Lumérant, Reynald Exantus, Abel Descollines, Smith Romuald, Kétel Jean-Philippe, Garnier Vikerson, Jacob Latortue, Frank Lauture, A Rodon Bien-Aimé, Paul Gérard Lorméus, Printemps Bélizaire, Myriam Amilcar.

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    1 COMMENTAIRE

    1. Mwen kontan wè kòmantè nou yo,sof ke mwen vle di nou se nou tout ki konsène pagen pèsòn ki ka retire ayiti toma pèl antiy yo nan sal ye la a ke yon dyalog jeneral ak yon enterè nasyonal e patriyotik pat la la deja se pen an ki pou fèt kounya ann met men san tandans politik san enterè pèsonèl pou nou sove nasyon an nou tout koupab ann jete ti mantalite mwen anvi tounen nan peyi m banm yon chans souple banm mechan nou pa wè peyi nou tout gen foli pouvwa mesye resezi

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