Evans Paul croit que le discours de Jovenel Moïse a fragilisé le travail de la commission

    Evans Paul affirme qu’il n’est pas à l’aise avec les déclarations de Jovenel Moïse sur la crise politique. Dans un contexte de négociations, ce n’est pas le moment de s’antagoniser avec des adversaires ou des protagonistes. Il fait un rappel de l’assassinat de l’ancien député Hubert Feuillé. À cette époque,  le président Aristide, à la cathédrale disait :  « je veux, je peux ». À cette époque Aristide avait les moyens de sa politique. Mais Jovenel Moïse a fait un discours musclé sans les moyens de sa politique. 

    Dans un contexte où la négociation fait appel à la flexibilité, la question de ne pas démissionner ne devrait être mentionné dans le discours du président, parce que nous sommes dans un contexte de négociations. Il constate que tout le monde parle du système, mais nous devons définir ce qu’est le système. On ne peut pas aborder la crise sans parler aussi de démission. Il l’avait dit au président que toute chose devrait être sur la table. De telles déclarations vont compliquer la tâche de la commission.

     Le président a indexé des hommes d’affaires. Il estime que le discours du président serait crédible, s’il parlait de petrocaribe, du massacre de Lassaline. Dans ce cas, il serait au dessus de tout clivage. Il est des dossiers qui sont primordiaux, on  ne peut pas aborder la conjoncture en les ignorant.

    En ce qui concerne l’avenir de la commission, Evans Paul pense que chacun a ses propres opinions et la position de celle-ci n’est pas encore arrêtée. Il ya d’autres membres de la commission qui ont la même position. Mais la commission va prendre un position officielle. Donc, la commission avait demandé au président que toutes les options devraient être sur la table. Le départ ordonné serait aussi sur la table. Dans un tel contexte, le président ne peut pas rester au pouvoir sans un accord politique et l’opposition ne peut non plus prendre le pouvoir dans un chambardement politique. Que la commission reste ou pas. Evans Paul croit qu’un dialogue serait toujours important avec les personnes de bonne volonté.

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