Haiti – Ces hommes d’affaires et politiques qui vendent de la munition aux Chefs de gangs de la République

    Les gangs armés, un phénomène qui fait rage dans le pays depuis quelque temps. Ces gangs ont pris nos jeunes, nos policiers, nos professionnels, nos frères et sœurs. Alors qu’ils nous font pleurer sans cesse, les instances qui ont le monopole de la répression de la délinquance semblent dépassées : La police inefficace, la justice plus que jamais défaillante. Face à ce constat, le Président Jovenel Moïse a jugé bon de mettre sur pied la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion dans le but de mettre un terme à l’organisation des gangs. Des mois après la mise sur pied du CNDDR, plus d’un se questionne quant aux résultats de la dite commission. Si l’on conclut que la CNDDR a échoué, Jean-Rebel Dorcénat, Président de la commission associe l’incapacité de réussir de la CNDDR à 11 personnes issues du secteur privé et de la sphère politique. Ces 11 personnes s’en mettent plein les poches grâce à l’existence des gangs. Elles fournissent de la munition aux gangsters. Alors on comprend pourquoi le désarmement est quasi-impossible : cela dérangerait les 11 personnes qui se partagent le marché des cartouches en Haïti.

    Jean-Rebel Dorcénat, après un long temps de silence, réapparaît dans les actualités. Il a été l’invité de Sa K ap Kwit hier soir. Au cours de l’émission, il a révélé pas mal de choses concernant les obstacles qui se posent et qui empêchent qu’on arrive réellement à un vrai désarmement, un vrai démantèlement et enfin une vraie réinsertion. 11 personnes –dont il s’est gardé de citer le nom-  qui appartiennent soit au secteur privé, soit à la sphère politique continuent malgré tous les cris à alimenter les gangs en munition.

    Selon Dorcénat , c’est un business qui profite à ces 11 fournisseurs de cartouches qui font  beaucoup de blé avec les gangs armés. Pourtant, il n’en demeure pas moins que ces 11 personnes sont les vrais ennemis du peuple haïtien. Avant même de voir les gangsters , il faut voir ces haut-placés qui n’ont aucune limite. Dans ce business, des adolescents sont aussi impliqués : certains mineurs ont pour tâche de ramasser les  douilles de cartouches afin de les recycler pour être encore utilisées. S’il n’y a pas de gangs armés, il n’y a donc plus de demandes et plus de ventes, également.

    Ces 11 personnes jouissent de l’avantage de leur position qui leur permet d’influencer les décisions judiciaires et de se cacher en toute quiétude pour bien gérer  leurs distributions jusque dans les ghettos. Depuis les 5 mois d’existences de la CNDDR, seulement 12 armes ont été remises. Un résultat pauvre quand on connaît comment les gangs et les armes pullulent en Haïti. Dorcénat a  mentionné que la CNDDR aurait pu ramasser plus d’armes mais –a-t-il informé- qu’un membre du secteur privé s’est opposé à la remise de 13 armes à feu.

    Toutefois, si Jean-Rebel Dorcénat se plaint auprès des gens haut-placés au Palais National qui ne donnent pas assez de moyen à la CNDDR, le fait est qu’il devrait briser les énigmes sur ces 11 personnes qui maintiennent les gangs en Haïti. Il faut que le peuple connaisse ses vrais ennemis.

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