Haiti – Deux actes des députés de la minorité prouvant qu’il n’y a pas d’opposition à la chambre basse

    Constitués en partie minoritaire à la chambre des députés depuis la dissolution apparente du bloc Alliance Parlementaire Haïtien (APH) dirigé anciennement par le puissant député Gary Bodeau, les parlementaires du GPEP-OPL et alliés qui se revendiquent d’être de l’opposition politique au niveau de cette branche du pouvoir législatif, ont posé à plusieurs reprises, des actes qui laisseraient à faire l’objet de nombreuses interprétations dans l’opinion publique.

    Le 18 Mars dernier, un groupe de députés proche du palais national avait soumis au bureau de la chambre des députés, une motion d’interpellation du premier ministre dès lors Jean Henry Céant. Ironie du sort, le bloc de députés qui s’attribue à l’opposition politique qui à maintes reprise essayer de faire face aux démarches du président Jovenel Moïse, a voté en faveur du renvoi du Jean Henry Céant commandité par le palais national qui se sentait trahir par ce dernier qui avait été supporté par les collègues qui se disent de l’opposition à la chambre des députés.

    Sur un total de 102 députés accusé par l’appel nominal où presque tous les députés du bloc minoritaire étaient présents dans la salle de la séance, 93 d’entre eux avaient voté pour le licenciement du notaire de Boudon et son équipe gouvernementale, 6 ont exprimé leur soutient et 3 ont fait l’abstention. Où est passée l’opposition dans cette affaire qui compte dans des rangs pas moins de 20 élus?

    Depuis le début des émeutes politiques dans le pays où le président de la république est devenu la principale risée de la population, les députés minoritaires avaient soumis au bureau de cette souche du pouvoir législatif, une demande de mise en accusation du chef de l’État, accusé du crime de haute trahison pour le contraindre à jeter l’éponge.

    En dépit des différentes tentatives des collègues de la majorité présidentielle, le bureau allait se voir dans l’impossibilité d’organiser des séances à la chambre basse. Après une entente qui aurait été trouvée entre les présidents des différentes commissions autour de ce blocage, cette demande allait être acceptée par le bureau présidé par le représentant de la circonscription de Delmas, Gary Bodeau.

    Après avoir été bloquée à deux reprises suite à des différends des collègues de l’assemblée des députés lors des discussions, cette séance se verrait bien terminer sur un vote rejetant la demande de mise en accusation du chef de l’État et le rassurant en poste face aux menaces de la chambre des députés.

    Lors du vote pour clôturer cette assise parlementaire ce jeudi dans la matinée, seulement 3 députés ont voté pour le maintient de la demande de mise en accusation du locataire du palais national contre 53. Où sont passés les votes des députés qui se revendiquent de l’opposition politique au niveau de la chambre basse qui avaient conditionné la tenue de n’importe quelle séance à celle de leurs demandes?

    Si on prend en compte les députés qui avaient signé cette demande de mise en accusation du chef de Jovenel Moïse qui sont au nombre de 20 au mois de février dernier en pleine période de turbulences politiques, tout laisserait croire qu’il n’y avait rien de l’opposition politique à la chambre des députés.

    Donc avec la perpétration de ces deux actes où ils pourraient entrer dans le calepin de l’histoire avec un sentiment d’un devoir de mémoire, les députés ont prouvé au blan des yeux, qu’il n’y a point de l’opposition politique au niveau de cette branche du pouvoir législatif.

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