Haiti – L’école haïtienne : un vrai espace de vache à lait

Si la corruption n’etait pas bien présente au niveau de l’appareil Étatique, elle trouvera en l’école un bien plus large espace pour s’épanouïr.

Depuis que le Parquet de Port-au-Prince a décidé d’inviter des responsables d’Écoles de la zone métropolitaine en vue de venir s’expliquer sur l’augmentation exagérée des frais de scolarité dans leurs Institutions respectives, les parents continuent de dénoncer à la Radio ( dans les émissions de grande écoute), et dans des lieux privés, les mauvaises pratiques de ces dirigeants tout en interpellant les autorités, et l’opinion publique sur la gravité de la question, à quelques jours de la rentrée scolaire.

En effet, les frais de scolarité des Écoles privées en Haïti, et les prix des fournitures classiques diffèrent d’une école à l’autre. Les Directeurs augmentent les frais comme ça leurs chantent, sans aucune considération pour les parents des élèves, et en violation de la loi de Bastien ( du nom de l’ex Sénateur du Nord, Kelly Clédor Bastien) sur la régularité des frais scolaires.

Cette loi adoptée par la 49 ème Législature en 2009, et promulguée par le Président Jocelerme Privert en 2017, fixe les règles dans ce domaine. Notamment, elle penche sur le paiement des frais scolaires, et sur les activités commerciales parascolaires, véritable sujet à controverse pour les parents en situation économique difficile. Outre ces points, la loi parle aussi du versement des frais de scolarité qui doit-être libellé en monnaie locale. Par ailleurs concernant le montant des frais annuel, celui-ci ne doit en aucun cas dépasser l’équivalent de deux mois de scolarité pour le préscolaire, et de trois mois de scolarité pour le fondamental, et le secondaire. Sauf que depuis sa publication dans le Journal officiel le Moniteur en date du mardi 3 janvier 2017, rien n’a été fait pour la mettre en application pendant que les parents , et les professeurs continuent de payer les peaux cassés.

En ce qui à trait aux professeurs, ceux-ci sont aussi victimes des dirigeants d’ecoles par rapport aux traitements dont il fait l’objet. En effet, quelques uns de ces professeurs regroupés dans des Syndicats, montent au créneau pour critiquer la méchanceté des propriétaires d’Écoles, qui ne consenti aucun effort à bien rénumerer leurs camarades pour leurs travails effectués.  » Ils augmentent les prix de scolarité avec facilité, pourtant en même temps ils résistent à ajuster convenablement le salaire des professeurs », dénoncent-ils.

L’école haïtienne n’est pas exempt des divers problèmes auxquels fait face la société. Tout comme dans nos autres Institutions, il y a dans le secteur des corrompus, des opportunistes, et des personnes qui prend le malin plaisir à enfreindre la loi. En bref, c’est une Institution dont l’État, en l’occurrence le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, doit à tout prix penser à sa restructuration.

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