Haïti menacée d’une rareté d’essence et d’une hausse des prix de l’essence dans les prochains jours

Selon un  rapport de la direction de l’inspection fiscale, le pays se retrouve dans l’incapacité de payer ses dettes auprès des compagnies pétrolières. Deux raisons expliquent cette situation embarrassante : La subvention du prix du carburant à la pompe qui cause à l’Etat un déficit de 46 milliards de gourdes par mois et la dévaluation continue de la gourde alors que les commandes pétrolières se font en dollars. Si on augmente pas les prix de l’essence sur le marché local, le pays peut connaître une situation de pénurie selon un responsable. Toutefois dans les deux cas, le peuple sentira l’effet de cette situation précaire, car si on augmente les prix de l’essence qui est un produit transversal, les prix des autres produits augmenteront sur le marché. Entre pénurie ou inflation, que choisira l’Etat haïtien ?

Alors que l’Etat n’arrive pas à percevoir les taxes nécessaires pour maximiser sa rentrée fiscale, il subventionne malgré tout le prix du carburant à la pompe. Cette subvention lui fait perdre chaque mois 46 milliards de gourdes selon certains responsables.

Si ce déficit persiste, il pourrait aller au-delà de 753 millions de dollars américains à la fin de l’année. Entre le 30 avril et le 10 mai 2019, l’Etat haïtien a connu un déficit de 757 millions de gourdes. Il se trouve maintenant dans l’obligation de rembourser ce montant pour être en mesure d’importer de l’essence. Or, le rapport de la direction de l’inspection fiscale montre clairement que l’Etat n’a pas les moyens pour payer ses dettes.

Une autre considération doit être faite, la dévaluation continue de la gourde ces derniers jours rend les choses plus compliquées. Les commandes se font toujours en dollars, et il faut à chaque fois plus de gourdes alors que les prix sont restés constants sur le marché local.

Face à cette situation, pour éviter ce déséquilibre économique, plus d’un estime que l’Etat haïtien doit augmenter les prix sur le marché local. Toutefois, si l’Etat choisit cette option, cela va causer d’autres problèmes.

L’essence est un produit transversal, si sa rareté peut provoquer le ralentissement des activités, des coupures d’électricité et des embouteillages monstres dans les rues, l’augmentation de son prix pourrait rendre la vie encore plus chère en terme de coût.

Une situation délicate, mais habituelle. Au début de 2019 en effet, le pays a connu des situations pareilles. Mais cette inquiétude pour les prochains jours montre que nos élus ont failli. Diriger c’est prévoir pour éviter le pire. Dans notre Haïti, diriger c’est répéter le pire à chaque fois. Et le peuple ?

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