Haiti – Quand la nature nous interroge sur nos inconséquences

    Le département de la Grand-Anse a été frappé par une tornade cette semaine. Le département du Nord-Ouest, lui aussi, a été victime de grandes inondations. La nature en colère.

    La dégradation de notre environnement montre clairement que le pays n’est pas prêt à faire face aux catastrophes naturelles. Le bilan des dégâts est lourd et l’Etat ne se montre malheureusement pas préoccupé de la situation.

    En ce sens, chaque catastrophe naturelle contribue à appauvrir les conditions de vie des couches les plus vulnérables de la population haïtienne. Il faut signaler qu’au début de son mandat, Jovenel Moïse avait affirmé que le pays était équipé suffisamment pour répondre aux catastrophes naturelles. Mais les dernières inondations dans le quartier de Martissant et du Bicentenaire ont prouvé le contraire.

    Le déboisement, la construction arnachique sont les vecteurs qui fragilisent notre environnement. Ces dernières années, s’ajoute l’exode rural, les villes de province se transforment en effet en de véritables mégapoles. De plus, la plupart des canaux d’irrigation sont obstrués et/ou endommagés.

    Pour les endroits les plus reculés, le constat est clair, l’environnement se dégrade et l’érosion bat son plein. La Grand-Anse qui détenait autrefois la plus grande couverture forestière et végétale du pays tend à se réduire en une région désertée.

    Depuis après le passage du cyclone Matthew, la Grand-Anse n’est plus ce qu’elle était dans le temps. Les pauvres cultivateurs qui travaillent déjà dans des conditions difficiles auront fort à faire face à la misère qui frappera plus fort à leur porte. Le département était bien avant fragilisé par son environnement en lambaud. D’un autre côté, très peu de structure existe dans le nord-ouest qui pourrait l’aider dans le cadre d’un désastre naturel. Donc, on aurait pu s’attendre à un bilan beaucoup plus catastrophique.

    Face à la vulnérabilité de l’environnement, on est en proie à de grands désastres qui pourraient faire de nombreuses victimes. A Port-au-Prince rien n’est garantit. La construction arnachique persite dans les montagnes et ravins.

    Les autorités de l’Etat sont sourds et aveugles quand il s’agit de prendre des mesures pour protéger notre environnement et la vie de la population. Nous sommes en pleine saison cyclonique, le pays est exposé à des menaces qui pourraient nous plonger dans des situations chaotiques. Aujourd’hui c’est la grand-Anse et le nord-ouest qui sont victimes. Mais le pays entier est exposé aux mêmes risques. Les autorités, comprennent-elles celà ?

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