Haiti : Une nouvelle alternative politique paraphée, la mobilisation relancée ; L’opposition politique prépare l’après Jovenel

    En silence depuis la fin du mois de juin dernier après ses derniers mouvements pour réclamer le départ du président Jovenel Moise, le secteur démocratique et populaire n’entend plus baisser les bras face aux refus du locataire du palais national et annonce la reprise des mobilisations.

    Dans un document titré « l’Alternative Consensuelle pour la Refondation de l’ETAT » signé par les différents partis, regroupement, associations politiques du pays dont Fòs opozisyon progresis regroupant Pitit DESSALINES, MOPOD, KONBIT etc, AAA, Troisième Voie, Inyon Fòs Démokratik, GREH , ADEBAH , PONT et les Petrochallengers, une entente politique a été trouvée dans le but de continuer à exiger le départ du président Jovenel Moïse, la réalisation du procès Petrocaribe et l’organisation de la conférence nationale souveraine.

    Selon ce document qui devrait être présenté au grand public à Mirebalais le 8 septembre prochain après plus de trois mois de consultation avec les différentes couches de la société et même une délégation de la diaspora, un président provisoire sera choisi parmi les juges de la Cour de Cassation de la république pour remplacer Jovenel Moïse qui finira par céder face aux nouvelles journées de mobilisation.

    Selon l’esprit de ce nouveau document, après le départ de Jovenel Moïse, le nouveau président provisoire sera héritié d’un gouvernement avec une quantité de ministère ne dépassant pas quatorze et le premier ministre sera choisi à travers les différentes forces vives de la nation afin de relancer le pays après plusieurs mois de blocage.

    Comme principales missions, le nouveau gouvernement aura à mettre sur pied, la commission, le comité d’organisation de la Conférence Nationale Haïtienne Souveraine, créer aussi les conditions indispensables à la réalisation des PROCÈS PETROCARIBE et du Massacre de la Saline, mettre de l’ordre dans la gestion des finances publiques en garantissant la transparence financière et prendre des mesures de protection en faveur des couches les plus vulnérables du Pays.

    De l’avis du porte-parole du secteur démocratique et populaire, Me André Michel, cette entente trouvée après plus de trois mois de débats et de discussions, n’est pas un parti politique ni une alliance électorale comme pourrait laisser entendre certains individus. Il a salué les nombreux signataires de ce document qu’il qualifie de historique, car dit-il, pour trouver une telle initiative politique dans le pays, il faut remonter aux années 88 après le départ de Jean Claude Duvalier.

    Il exhorte les signataires du document à prendre leur responsabilité pour que la date du 8 septembre choisie pour la présentation du document, soit une journée historique dans l’histoire politique contemporaine d’Haïti.

    Toujours selon l’avocat militant, le 9 septembre prochain, une nouvelle journée de mobilisation populaire est annoncée sur tout le territoire national pour continuer d’exiger la démission ordonnée de Jovenel Moïse accusé de détournement de fonds publics.

    De son côté, la militante politique Majorie Michel du secteur démocratique et populaire, a annoncé que les signataires de ce document sont engagés de ne participer à quiconque gouvernement de Jovenel Moïse et surtout de ne pas prendre part aux élections convoquées par l’inculpé du palais national.

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