Insécurité – Une rentrée des classes difficile, inquiétante et stressante à cause de l’insécurité

Lundi 9 septembre 2019 c’est la date prévue pour la réouverture des classes pour l’année académique 2019 – 2020, cependant, bon nombre de parents ne savent même pas encore si pour cette année scolaire leurs enfants auront la chance de bénéficier du pain de l’instruction auquel ils en ont le droit.

A côté de la situation économique du pays, il se trouve aussi un fait attenant, l’insécurité. Rappelons que plusieurs écoles n’ont pas pu boucler l’année scolaire 2018 – 2019 ni de faire subir à leurs élèves les examens de la dernière étape à cause des diverses menaces reçues et aussi à cause des actes de violence et des rafales de tirs qui constituent désormais le quotidien de tous les haïtiens.

Certains parents sont obligés de fuir le centre-ville à cause de cette insécurité qui se propage. Les parents ont peur d’envoyer leur progéniture à la boucherie, de leur laisser traverser les zones dangereuses dites zone de la mort. Entre les tirs nourris presque tous les jours au centre- ville, les élèves avaient déjà du mal à se concentrer sur les cours dispensés et maintenant c’est bien plus pire. Les parents ne veulent plus exposer leurs enfants dans cette mauvaise situation. Ils ne souhaitent plus la revivre.

Totalement dans l’inquiétude, les parents pensent qu’ils n’auront plus la force nécessaire de revivre les mêmes cauchemars, les mêmes tohu- bohu pendant cette période académique qui va commencée, même plus dangereuse qu’auparavant.

Une insécurité qui grandit davantage et qui constitue un obstacle majeur pour la bonne marche du pays. A l’avenir, elle aura des répercussions sévères sur le psychique des enfants qui sont obligés de braver tout danger en traversant les zones de non droit. Ce fléau, qu’est l’insécurité empêchera le développement du pays tant sur le pan social que sur le plan éducatif. Les élèves complètement stressés ne pourront pas bien assimiler tout ce qu’on leur va enseigner. Ils ont besoin de recevoir le pain de l’instruction dans la plus parfaite sérénité, avec un esprit bien reposé.

Compte tenu des circonstances actuelles du pays, stress, angoisse, peur, seront les invités quotidiens des élèves. Quel sort leur est réservé pour cette année scolaire et pour leur avenir, avec un pays qui est gangrené par des gangs armés.

C’est un truisme de dire que le pays va mal, qu’il vit une situation extrèmement grave, inquiétante qui perdure davantage et qui laisse à prévoir une descente aux enfers, si aucune mesure drastique n’est prise pour contrecarrer cette vague de violence. Tant que cette vérité est occultée par les autorités c’est le peuple qui va en pâtir.

Aussi étrange que cela puisse paraître, le gouvernement adopte un regard passif et un laxisme dans la recrudescence de l’insécurité. Le comportement explicite ou implicite de l’Etat à l’égard de la dégradation du pays laisse à douter sur son irresponsabilité et sur son incapacité à résoudre les problèmes majeurs du pays.

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