Les sénateurs haïtiens s’entre-déchirent depuis le renvoi du notaire Jean Henry Céant par la chambre des députés. L’ancien candidat à la présidence sur la bannière de Renmen AYITI devient, en un clin d’œil, un colis encombrant à la fois pour le Palais national que pour certains parlementaires.

Certaines personnalités, face au refus de Céant de remettre les clés de la primature, le requièrent d’accepter sa défaite afin d’éviter une seconde humiliation.

Céant ne doit et ne peut pas détruire toute une carrière politique difficilement construite dans un pays comme Haiti selon un proche de l’ex premier ministre contacté par le journaliste Wendy Phele. C’est humiliant ce qui se passe en ce moment dit – il. Jean doit plier bagages le plus rapidement possible conclut cette personne qui souhaite garder l’anonymat.

Au niveau du Sénat, la situation se tend de plus en plus.

Pour les sénateurs interpellateurs dont le fameux Youri Latortue, Jean Henry Céant est encore le Premier ministre constitutionnel du pays.

Pour 2 autres groupes de sénateurs qui ont, chacun, adressé une correspondance au président du grand corps Carl Murat Cantave, pas de question que l’ancien chef de la primature mette les pieds au Sénat comme premier ministre. La bataille est donc rude. Les intérêts sont majeurs, chacun défend son camp et ne souhaite pas être des perdants. Une nouvelle crise ! Sans issue peut être…

Pour les sénateurs interpellateurs, il faut absolument organiser la séance d’interpellation de Jean Henry Céant qu’ils considèrent encore comme premier ministre.

Leur objectif, mais surtout, le paravent est de faire la lumière sur le dossier des 7 mercenaires de différentes nationalités dont des américains arrêtés en Haiti puis transférés aux Etats Unis sans qu’aucune information judiciaire n’ait été ouverte sur cette affaire considérée comme un scandale par une grande partie de la population.

Pour un deuxième groupe de sénateurs ayant à sa tête l’ancien président du Sénat Joseph Lambert, il est hors de question que Céant retourne au Sénat comme Premier ministre en exercice pour une quelconque séance d’interpellation.

Dans une lettre adressée à Carl Murat Cantave, les sénateurs de ce groupe exhortent le bureau du Sénat à respecter le vote de censure accordé par la chambre des députés à l’ancien Premier ministre déchu Jean Henry Céant tout en demandant au président Cantave de se mettre disponible pour le président de la République qui aura à choisir dans un bref délai, et en consultation des présidents des deux branches du parlement un autre premier ministre.

Le dernier groupe qui compte 5 sénateurs demande quand à lui l’organisation en urgence d’une conférence spéciale des présidents en vue de trouver une solution à ce qu’il considère déjà comme une crise au niveau du grand corps. Une crise, dit-il, née de la double interpellation du Premier ministre Jean Henry Céant.

Si l’on fait un décompte, 18 sénateurs ont apparemment tourné le dos à Youri Latortue qui se bat corps et âmes – on ignore les deals politiques de cet engouement, de cette motivation, pour le maintien de Jean Henry Céant à la tête de la primature.

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