Journée mondiale de la santé mentale : Quid de la condition mentale des haïtiens dans ce contexte de crise politique et sociale ?

    Cette année, la journée mondiale de la santé mentale est célébrée par l’Organisation mondiale de la santé ( OMS) sous le thème : ensemble, prévenons le suicide. L’occasion d’aborder le sujet en jetant un regard attentif sur l’exemple de citoyens haïtiens victimes sans le savoir peut-être, de cette maladie, mais faute d’infrastructures adaptées pour le domaine, et d’assez spécialistes en la matière pour prendre en considération leurs cas, ces gens passent pour des personnes normales au vu de tout le monde. Alors se pose la question, quant est-ce qu’une personne est considérée comme sain d’esprit ?

    Cette interrogation, l’OMS/OPS l’a sûrement réfléchit lorsque à la suite du passage du puissant séisme du 12 janvier 2010, qui a laissé derrière lui des milliers de victimes, l’Organisation a commandé une enquête sur la culture et santé mentale en Haïti.

    Publié en 2010, le rapport portant sur les thématiques ( culture et santé mentale) , a pêcher l’ensemble de la littérature sur la santé mentale et les services de santé mentale existants en Haïti.

    Cela dit, creuser ce sujet est tentant, et peut porter beaucoup d’intérêt pour quelqu’un qui manifeste son désir de connaître la portée psychologique de certains haïtiens. En effet, ce rapport fait des révélations surprenantes, pour ceux-là qui n’avaient pas eu la chance de le découvrir, et peut s’avérer très utile pour les autres qui ont l’appétit de savoir.

    En fait, dans les arguments avancés par les spécialistes qui bossaient sur le thème, sans se faire d’illusions de posséder toutes les données sur la prévalence des problèmes de santé mentale en Haïti, ont noté la répartition des diagnostics observés dans un Hôpital psychiatrique, qui est estimée de la manière suivante : schizophrénie (50%) ; trouble bipolaire avec manies (30%) ; autres psychoses (15%) ; et épilepsie (5%).

    Plus loin, ils affirment que ces chiffres ne diffèrent guère des populations malades hospitalisées dans d’autres pays, et ne donnent aucune idée de la prévalence réelle de ces troubles dans la communauté.

    Dans sa conclusion du Rapport de 30 pages, le Service de consultation culturelle de l’Hôpital général juif de Montréal, qui a coordonné l’étude a recommandé une attention particulière à la compréhension de la maladie et les cliniciens doivent-être sensibles à travailler en collaboration avec la famille et la communauté.

    Avec la culture haïtienne qui possède  » une gamme d’explications de la maladie basée sur les croyances culturelles, religieuses et sociales, cerner les problèmes psychiques d’un citoyen haïtien est une affaire de combattant. Surtout que celui-ci a tendance a diviser les maladies en plusieurs catégories, notamment :  » maladi Bondye ; « maladie peyi » ;  » maladi lwa « ;  » maladi satan « .

    Qui pis est, la position géographique dans laquelle évolue une personne, ses difficultés a mener une vie économique et sociale normale sont tous des raisons qui peut la pousser a changé de comportement.

    Pas besoin seulement d’être un psychologue, ou un psychanaliste pour se faire une idée de la bonne santé mentale d’une personne. Ça peut se voir en partie par son comportement qui s’apparente à un psychopathe, ou un sociopathe catégoriquement. Bon là, on peut toujours relativiser, mais toujours est-il qu’en considérant la réaction de beaucoup d’haïtiens, leurs façons d’agir ou des personnes en particuliers, des leaders politiques par exemple, on voit facilement qu’il y a quelque chose qui cloche, ou qui sonne mal dans notre tête. Jusqu’à cette présente minute où cet article est en train de rédiger, beaucoup de curieux pensent à cette situation qui peut dicter l’attitude de nos Élus, ou peut-être que ce sont les citoyens avisés qui sont fous en nourrissant l’idée que leurs dirigeants maîtrisent toutes leurs esprits ?

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