Jovenel Moïse : « je ne suis pas dans la corruption » et je demande à la justice de faire son travail… le système corrompu se joue de moi

    Intervenant à l’occasion du 24e anniversaire de la PNH, Le président Jovenel Moïse en a profité pour intervenir sur la crise actuelle. Le président croit que le système est entrain de le piéger afin de toujours maintenir les inégalités. Le résultat des « déchoukay » dit-il, c’est l’appauvrissement de plus en plus des plus pauvres et l’accaparement du pouvoir et des richesses du pays par un petit groupe. Il s’est également défendu des accusations qu’on lui adresse, « je ne suis pas dans la corruption » explique –t-il. Il en a bien profité pour inviter toutes les forces vives de la nation à s’unir pour retirer le pays au bord du gouffre.

    Le 24e anniversaire de la PNH, a été une opportunité en or pour le président de la République qui depuis un certain temps s’était calfeutré dans un mutisme que personne ne pouvait expliquer sans faire allusion avec le rapport de la Cour des comptes. Il devait s’adresser à la nation avant hier, mais l’adresse a été annulée à la dernière minute. Lors de cette cérémonie, après avoir brièvement salué les efforts des policiers, Jovenel Moïse rentrait d’emblée dans la situation complexe que le pays vit depuis plusieurs jours.

    Avant toute chose, Jovenel a tenu à rappeler pour une énième fois, qu’il provient de la matrice du peuple, qu’il connait ses calvaires et donc ne pourrait, un jour, trahir ses racines. À cet effet, il croit que le système est entrain de jouer avec les laisser-pour-compte pour assouvir des intérêts mesquins de certaines personnes qui rêvent de pouvoir et de richesse.

    Ce système dit-il est la principale contrainte aux retombées positives de la caravane et le blocage de la lutte qu’il entend mener contre la corruption.

    Si la CSCCA l’accuse, le premier des haïtiens explique qu’il ne faut pas confondre le simple citoyen qu’il était travaillant à Agritrans et le président qu’il est devenu. Il poursuit en soulignant que, afin qu’il ne puisse subsister de doute, la corruption et lui ne font pas bon ménage. « Je ne suis pas dans la corruption » affirme-t-il. Selon lui, le système essaie de le sacrifier pour qu’il abandonne sa lutte contre la corruption mais il ne s’arrêtera pas.

    Si plus d’un parle de démission, le président Moïse dit que sa démission n’arrangera pas les choses mais tiendra le système en vie. Il faut apprendre de l’histoire, ce système a assassiné Dessalines, après nos nombreux « dechoukay », rien n’a changé pour les plus faibles, les forts restent forts déclare t-il. En guise de solution à la crise, Jovenel Moïse croit que l’union est ce dont on a besoin, il faut surpasser nos différends car la politique doit être faite de compromis.

    Le président, tout en se montrant conscient d’avoir un peu déçu ses mandants, a montré sa gratitude envers tous ceux qui lui avaient confié leur vote. Toutefois, il n’est pas trop tard, il y a moyen de nous reprendre si nous priorisons le dialogue sincère et patriotique avance t-il.

    C’est un discours émouvant selon ses partisans, il faut le reconnaître mais est-ce qu’il arrivera à calmer les Petrochallengers qui projettent de manifester demain et vendredi questionne un opposant ? Les Petrochallengers comprendront-ils que c’est le système qu’il faut combattre et pas Jovenel comme le veut le président ? La rue livrera la réponse…

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