Le président de la République a finalement sorti de son mutisme. Il était attendu. Il n’a dit presque rien sinon critiqué et dénoncé ceux qui, d’après lui, se sont associés avec le chef de gang Arnel pour déstabiliser le pays.

D’un ton relativement ferme il a notamment déclaré qu’il ne laisserait pas le pays « aux mains des gangs armés et des dealers de drogue ». Ce que plus d’un ne considère pas comme une réponse à la conjoncture actuelle du pays.

Son discours ne basait que sur le présumé chef de gang de Gran Ravin dénonce un homme politique. Il annonce rien, il n’essaie de calmer rien, au contraire, il renvoie la balle au Premier Ministre Jean Henry Céant qui devra lui même, on ne sait pas quand, annoncer certaines mesures prises par le gouvernement afin de soulager la misère de la population. Entre le président de la République et le Premier ministre, c’est un jeu de passe passe qui ne fait évidemment pas l’affaire de la population.

Clarens Renois, ancien candidat à la présidence, réagit immédiatement pour critiquer cette attitude du président de la République.



Un discours vide de contenu, qui, au lieu de calmer les tensions, attise beaucoup plus la colère de la population. La preuve, quelques minutes après l’adresse à la nation du président, plusieurs coins de la capitale haïtienne ont été secoués de tensions et de barricades enflammées.

Personne ne peut donc prédire ce qui va se passer dans les jours à venir.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here