Jovenel Moise devrait promettre à Macron de reconstruire la Cathédrale notre Dame de Paris dans 3 mois : Ce serait l’ultime promesse ?

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A l’instar des grandes personnalités mondiales, comme le pape François qui, très tôt mardi matin, a appelé à la mobilisation de tous pour refaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris le joyau architectural d’une mémoire collective multiséculaire, Angela Merckel, Theresa May, Donald Trump, Barack Obama, Vladimir Poutine… Le président haïtien Jovenel Moïse, comme d’ailleurs lorsqu’il y a un événement d’envergure internationale, n’a pas raté l’occasion de se faire remarquer en exprimant ses sympathie au peuple français.

Ce lundi 15 avril, la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’édifice le plus visité de France, a été victime d’un gigantesque incendie causant des dommages évalués à plus d’un milliard d’euros.  Depuis, des leaders politiques du monde entier, du Nord au Sud, envoient des messages de sympathie aux Français afin de partager avec eux   la douleur de la catastrophe.

A l’exemple du pape François qui appelait dès mardi à la mobilisation de tout le monde  pour reconstruire Notre-Dame, du premier ministre canadien Justin Trudeau qui affirmait sur son compte tweeter que cela lui brise le cœur de voir la cathédrale Notre-Dame de Paris en proie aux flammes, Donald Trump qui a appelé à agir vite pour éradiquer le feu, le président haïtien, sur le compte officiel de la présidence d’Haïti a qualifié de terrible ce qui s’est passé, tout en adressant ses sympathies au peuple français.

Jovenel Moïse, fuyant les critiques de ses followers, utilisant cette fois en lieu et place du sien le compte de la présidence pour faire passer le message, n’a pas échappé au flot d’injures qu’a suscité sa publication qui, il faut le rappeler, n’a rien de choquant en soi…  Toutefois, ce comportement laisse planer le doute sur sa popularité, et montre à quel point il est urgent qu’il change de manières.

En Haïti, point de palais du peuple fonctionnel : ses ruines s’offrent à la vue publique. Point de cathédrale : il n’en reste pas pierre sur pierre. Point de rue commerçante, d’avenue ombragées dans la capitale ; mais un champ de ruines, un habitat très précaire où manquent l’eau courante et l’électricité, les fondamentaux pour un semblant de vie économique… non, rien de tout cela.

Le pays dispose d’une capitale-fantôme, une poubelle à ciel ouvert, où les bandits abondent, font la loi et prennent tout le monde à  dépourvu, une ville éventrée, une capitale où tout manque, sauf l’anarchie, la corruption, la délinquance, le crime. Voilà Haïti, un pays toujours sous les décombres. De quoi ramener à la surface ces souvenirs terribles et ces morts inutiles.

Donc, ce tweet de la présidence d’Haïti est proprement scandaleux. En effet, qu’un président adresse ses condoléances à un pays étranger, éventuellement ancien colonisateur, victime d’un sinistre qui le prive au moins momentanément, d’un monument fondateur de son histoire, est parfaitement de mise diplomatiquement.

Sauf que son propre pays, ravagé, anéanti, détruit par le terrible tremblement de terre du 12  janvier 2010, attend encore le début du commencement de sa reconstruction. Neuf ans et plus, ça commence à faire long, la colère populaire qui monte est légitime…

A Paris, moins de 48 heures après les faits, un milliard d’euros est déjà disponible, une réunion s’active pour établir les marchés des différents corps de métier, la mécanique est en place, et le président Macron – prophétise, projette, propose, impose ? – un délai de cinq ans pour la reconstruction, l’effacement de cette ruine insupportable dans le paysage de la capitale. Urgence. Cinq ans, un record, sans doute, mais l’ambition est affichée avec solennité.

En Haïti, rien de tout ça, et en près de 10 ans. Au contraire. Les politiques volent l’argent des contribuables, trichent, envoient leurs famille à l’étranger pour y vivre en toute quiétude et confort. Pis encore, la litanie des promesses de ce président :

  • délivrance des passeports en cinq jours
  • l’électricité 24 heures sur 24 sur l’étendue tu territoire national
  • un réseau électrique moderne
  • une extension à tout le pays d’un réseau d’eau potable courants
  • une industrialisation efficace
  • réhabilitation et extension des infrastructures agricoles
  • construction et relogement dans des conditions dignes des parents des jeunes joueuses haïtiennes, en particulier, ayant amené Haïti à la coupe du Monde France 2018…

Et il continue de promettre. En fait, il ment, il parle, il projette, mais absolument aucune réalisation. Ces besoins fondamentaux sont restés d’authentiques mensonges. Du vent. De simples promesses populistes, à l’instar de celles qu’il a faites lors d’un précédent voyage aux USA, et rappelées à maintes reprises partout où il passe. Des promesses autant dévaluées que la gourde peut l’être par rapport au dollar.

La seule promesse qui manque à cette glorieuse panoplie, c’est celle de promettre au président Macron de reconstruire à l’identique la cathédrale Notre-Dame de Paris dans le délai de trois mois ! Notre-Dame remise à neuf pour la fête nationale française le 14 juillet 2019.

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