Cette semaine en Haiti la question de la dépréciation de la gourde est naturellement reléguée au second plan. Alors que la monnaie nationale s’apprête à gravir l’échelon des quatre vingt dix gourdes pour un dollar, chez les autorités la priorité est ailleurs.

Le cri de désespoir de la population est resté jusque-là lettre morte. Les autorités de l’Etat ( s’occupent ) parlent de préférence de Arnel, TI JE, les stars du moment. La population quand à elle découvre le vrai visage du sénateur Jean Renel Sénatus et régurgite ses mensonges.

Drôle de situation pour le représentant autoproclamé de la moralité en Haiti qui semble être infecté par la maladie contagieuse naturelle de tous les politiques haïtiens : le mensonge.

Depuis sa dernière sortie relative aux conversations téléphoniques habituelles entre le sénateur Gracia et le chef de gang le plus recherché d’Haiti, Anel Joseph, Zokiki reste dans tous les esprits. Si sa sortie marque l’attention, ce n’est pas parce qu’elle clarifie les relations entretenues entre les chefs de Gangs du pays, les responsables étatiques et les grosses Têtes du secteur privé, au contraire…

En effet, lors d’une conférence de presse qu’il a organisée au début de semaine, Jean Renel Senatus avait indiqué – avec un ton confiant – que la commission sénatoriale qu’il dirige avait à sa disposition un ensemble de relevés téléphoniques permettant de confirmer que le Sénateur Gracia entretienne une relation ô combien privilégiée avec le chef de Gang Arnel qui opère désormais dans le département de l’Artibonite.

Dans son speech face aux journalistes parlementaires du pays présents pour la circonstance, il a indiqué avoir reçu ces relevés téléphoniques par le biais du Conatel. Des allégations démenties quelques heures plus tard par les responsables de l’organe régulateur de la télécommunication en Haiti qui informe l’incompétence de l’institution à effectuer de tels actes.

Des journaliste du quotidien Le Nouvelliste souhaitant aller plus loin en quête de la vérité ont contacté le commissaire du gouvernement de la juridiction de Port-au-Prince afin de savoir d’où viennent les relevés de Zokiki incriminant le Sénateur Gracia, celui-ci confie au Nouvelliste qu’il n’a produit aucune demande en ce sens auprès des opérateurs téléphoniques du pays. Un coup dur pour le défenseur de la moralité en Haiti.

Outre le Conatel et le Parquet de Port-au-Prince, le Pdg de la Digicel a lui aussi nié l’implication de la compagnie qu’il dirige dans la production des relevés téléphoniques présentés par Zokiki.

Il a affirmé au Journal Le Nouvelliste qu’il y a seulement deux instances qui peuvent demander des relevés des appels téléphoniques à Digicel. « Le parquet, à travers un juge d’instruction, et la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Une affirmation qui ne fait pas l’affaire de Zokiki car des responsables de la DCPJ ont, eux aussi, nié leur implication dans cette affaire.

Si dans les premières heures après la conférence de presse du Sénateur Zokiki, ses annonces avaient été reçues positivement par l’opinion, ce n’est plus le cas. Trop de zones d’ombre. Trop de mensonges. Certains demandent même au Sénateur de se taire définitivement afin de garder le peu de crédits qu’il lui reste aujourd’hui.

En attendant : Ki kote ZOKIKI jwenn done telefonik sa yo ? Des réponses en suspens…

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