La liberté de la presse en grand danger avec le pouvoir de Jovenel Moïse

    Avec Jovenel Moïse, déjà plusieurs victimes dans le rang des journalistes.

    Hier, le journaliste Néhémie Joseph a été tué à Mirebalais. Deux mois de cela, c’était Rospide Petion. Avant lui, Legagneur. La situation est critique.

    Néhémie Joseph a été l’objet de nombreuses menaces de la part des proches du pouvoir dans le département du centre. Il les avait signalées à sa famille et ses confères journalistes. Il n’a, peut être, pas été pris au sérieux. Il est trop tard aujourd’hui. Il est mort assassiné. Plusieurs balles dans l’abdomen.

    On le comprend, la liste des journalistes victimes des actes de violences est longue depuis l’arrivée de Jovenel Moïse au pouvoir. Des morts, des blessés, la presse doit se mettre debout pour affronter le pire. Il est à venir.

    Le 10 juin dernier, Rospide Pétion, journaliste de Radio Sans Fin ( RSF) a été lâchement assassiné lorsqu’il venait tout juste d’animer son émission Ti Bat BOUCH. Très engagé à accompagner le peuple haïtien qui réclamait déjà le départ de Jovenel Moise, Rospide Pétion était très impliqué dans des enquêtes sur le dossier de petrocaribe. 

    Il a été, lui aussi, objet de nombreuses menaces venant des proches du gouvernement. Son cri n’a pas été entendu.

    Trois véhicules de la Radio Télé Ginen ont été incendiés sur la cour de cette station au cour de la même période.

    Les journalistes Esdra Jeudy et Michel Dominique de RSF,  Richardson Jourdan de la TNH et le photojournaliste du journal le nouvelliste ont été blessés. La liste est longue.

    La radio télé zénith a été attaquée par des individus jusque là non identifiés qui ont tiré de nombreuses cartouches sur le bâtiment.

    Kendy Zidor journaliste de la Radio Solidarité et du Journal le national a été abattu au volant de son véhicule. Le cas le plus évident, c’était le 23 septembre 2019, où le sénateur Ralph Féthière, proche du pouvoir en place a tiré sur le journaliste Dieunalio Chéry de l’associated press, et il a reçu une balle dans la bouche. En toute impunité, le sénateur est rentré chez lui. Jusqu’à aujourd’hui, la justice n’a posé aucune action contre le sénateur. 

    Il faut noter que le mois dernier, dans la ville des Cayes, Jacquelin François, le correspondant de la Radio Télé Zénith a été bastonné par un groupe d’individus qui se réclament du pouvoir en place. L’année dernière, le correspondant de la Radio Caraïbes dans la ville des était contraint de quitter le pays sous les menaces du maire des Cayes, Gabriel Fortuné, qui est un partisan zélé de Jovenel Moise. Donc,  Cette liste des journalistes menacés par ce pouvoir n’est pas exhaustive.

    Actuellement, les journalistes indépendants sont très mal vus par ce pouvoir. On ne constate malheuresement pas de solidarité dans le secteur. Certains journalistes ont peur de dénoncer les dérives du pouvoir, du fait qu’un grand nombre d’entre eux sont impliqués dans des actes de corruption avec ce pouvoir. Et encore, des patrons de medias ont bénéficié des largesses de ce gouvernement qui les empêchent défendre la cause du peuple haïtien. Dans ce cas, les medias indépendants sont très peu et constituent des ennuis pour le gouvernement et même pour d’autres medias qui bénéficient la sympathie du pouvoir. On peut remarquer une absence de solidarité entre les medias, en raison de leurs intérêts qui sont totalement divergents. 

    Il faut rappeler qu’après que le journaliste Dieunalio Chéry ait reçu une balle du sénateur Ralph Féthière, certains journalistes n’en parlent presque pas, en raison de leurs penchants pour le pouvoir en place. De nos jours, la situation est grave et presse pourrait jouer un rôle primordial dans l’orientation de cette société. La liberté de la presse est menacée par un régime qui ne respecte aucune loi. La prudence est de mise, du fait que les pouvoirs qui sont en chute libre et qui ne jouissent aucune popularité, cherchent toujours à bâillonner la presse indépendante. Le pouvoir devrait savoir que la presse n’est que le thermomètre qui indique le degré de la fièvre. la liberté de la presse est un acquis démocratique qui n’est pas négociable. Donc, la liberté si elle est abattue un jour elle se relèvera.

    LAISSEZ UN COMMENTAIRE

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    Please enter your comment!
    Please enter your name here