L’ancien chef rebelle Wilford Ferdinand aka Tiwil traite les manifestants anti-Jovenel de « Lâches »

    Accusé par un groupe de manifestants de l’opposition politique de la ville des Gonaïves d’avoir été monnayé par le pouvoir de Jovenel Moïse juste pour casser la mobilisation populaire dans la cité de l’indépendance, Wilford Ferdinand aka Tiwil, membre du Fond Résistance et également ex-chef de rebelle qui avait capoté le président Jean-Bertrand Aristide au pouvoir en février 2004, a parlé ce mercredi et s’explique autour des raisons qui l’ont poussées à garder une position singulière malgré l’aggravation de l’ampleur de la situation.

    Selon Wilford Ferdinand qui se veut transformer en homme qui prodigue des conseils aux jeunes qui ont brandi des armes en plein jour aux Gonaïves ces derniers jours pour exiger le départ de Jovenel Moïse, ils n’ont pas le droit de procéder à de telles actions car dit-il, à l’avenir c’est eux qui paieront les frais.

    « Pour combattre Jean-Bertrand Aristide après l’assassinat de Amiot Matayer en septembre 2003, j’ai pris des armes en compagnie de mes soldats pour renverser le régime. Quelques mois après, on m’avait mis en prison sous prétexte que j’avais incendié des bureaux publics », rappelle l’ancien chef rebelle qui conseille aux jeunes manifestants de la ville de Jacques Stephen Alexis de ne pas faire l’usage des armes car soutient-il, ils seront les principales cible de la justice.

    « Actuellement si j’étais à vos places, je n’utiliserais point des armes en raison du fait qu’après le renversement de Jovenel Moïse, vous vous trouverez dans des situations où des hommes politiques qui vous supportent aujourd’hui, vous lâcherez pretexant qu’ils ne seront plus en paix tant que vous êtes encore libres », a soutenu, celui qu’on appelle commandant partout dans la cité de l’indépendance.

    Parallèlement, l’ancien chef rebelle qui s’est montré conscient de la situation du pays demande aux protestataires de passer à l’action réelle en se rendant dans la capitale haïtienne pour s’en prendre directement à Jovenel Moïse qui fréquente régulièrement le palais national.

    « Je considère les gens qui protestent à Port-au-Prince comme des lâches. Ils savent où se trouve Jovenel Moïse et ils bloquent régulièrement les rues disant qu’ils veulent chavirer le pouvoir de Jovenel Moïse », proteste, le natif du quartier populaire de Raboto réputé pour avoir mené des luttes significatives dans l’histoire révolutionnaire haïtienne.

    Toute fois, Tiwil se dit disposé à prendre part à toute action pacifique visant à réclamer le départ de Jovenel Moïse.

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