L’ancien ministre de la justice Michel Brunache exige un dialogue entre Jovenel Moïse et l’opposition politique

    Depuis plus de quatre semaines, Haïti fait face à une série de mobilisations en vue d’exiger le départ anticipé du président Jovenel Moïse accusé de corruption et de détournement de fonds publics. Face à cette situation tendue où les établissements scolaires ont cessé de fonctionner, nombreux secteurs et personnalités de la vie nationale ont demandé au locataire du palais présidentiel de plier bagage afin de trouver une issue à la crise.

    Intervenu sur les ondes de la radio Kiskeya ce samedi, l’ancien ministre de la justice et de la sécurité publique, Michel Brunache, s’est montré préoccuper par l’aggravation continue de la crise multidimensionnelle en Haïti. Selon lui, les deux parties doivent se mettre ensemble à discuter autour des possibilités pouvant conduire à la résolution de ce problème.

    « Le pays arrive à un stade où toutes les parties doivent se mettre d’accord à discuter autour des éventuelles possibilités pouvant nous aider à mettre fin à ce fléau politique », suggère l’ancien porte-parole de Laurent Lamothe qui par ailleurs, a critiqué les opposants politiques qui ont accepté constate-t-il, de discuter avec les ambassadeurs étrangers et refusé de le faire avec le président de la république Jovenel Moïse qui constitue l’élément clé de la solution.

    « Il y a une certaine incohérence dans la lutte de l’opposition politique qui se met d’accord à entretenir avec les étrangers soit ici et ailleurs et qui par la veine a refusé le président Moïse », déplore, Michel Brunache qui a vu récemment son épouse Majorie Michel Brunache obliger de se retirer dans le cabinet ministériel du premier ministre nommé Fritz William Michel, en raison des irrégularités constatées dans les pièces qu’elle avait soumises au bureau de la chambre des députés.

    Pour lui, peu importe le niveau de l’aggravation de la crise, il faut qu’il y ait une assise sincère entre les différents protagonistes pour discuter de la durée ou non du mandat de Jovenel Moïse à cette phase de la lutte. Si non, ce sera un jeu sans fin où seule la population haïtienne paierait les conséquences.

    Par ailleurs, l’homme de droit qui avait travaillé dans l’administration publique à titre d’ancien ministre de la justice et porte-parole du premier ministre Laurent Lamothe, s’est montré conscient face à la volonté extériorisée par le peuple haïtien lors des différentes journées de mobilisations pour exiger la démission et l’arrestation du chef de l’État haïtien à trois ans de la fin de son quinquennat.

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