Le Core Group devrait-être déclaré « Persona non Grata » en Haiti, Dixit…

    A cette phase de la lutte de l’opposition politique haïtienne pour exiger la démission du chef de l’État, la position de la communauté internationale avec ses principaux représentants dans le pays est très significative. Et ainsi, les opposants, ont accusé les forces politiques internationales de cautionner encore la présence de Jovenel Moise au palais national.

    Après une rencontre tenue à Pétion-Ville lundi dernier entre le Core Group, deux sénateurs, Youri Lartortue et Joseph Lambert et des dirigeants de partis politiques, l’opposition s’était rendue dans la base des Nations-Unies sur la route de l’aéroport international Toussaint Louverture le vendredi 4 Octobre pour la remise d’un document en vue d’exiger une désolidarisation de l’international avec le président Jovenel Moïse, accusé de corruption et de mauvaise gouvernance.

    Intervenu ce lundi 7octobre 2019 sous les ondes de la radio Méga pour s’expliquer autour de l’intervention du Core Group dans les affaires internes du pays, l’ancien commissaire du gouvernement près du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Jean Danton Léger n’a pas caché ses mots pour fustiger le comportement des diplomates formant cette structure qui de son avis s’interfere dans des affaires qui relèvent de la souveraineté du pays.

    Ainsi, selon l’ancien député de la circonscription de Léogâne à la quarante-neuvième législature, le Core Group composants de représentants des pays de l’étranger devrait-être déclaré « Persona non Grata » dans le pays.

    « Seul en Haïti on entend parler de Core Group. Dans aucun d’autre pays du monde, il n’y a pas de Core Group. Et pour cela, il devrait-être déclaré Persona non Grata dans le pays », scandé d’une voix piquée, l’ancien parlementaire qui dénonçait les dérives de cette équipe politique depuis sous l’ère de Michel Joseph Martelly alors qu’il était député du peuple.

    Si l’ancien chef du parquet de Port-au-Prince, reconnaît que le pays n’a pas l’intérêt de fonctionner dans une sphère de politique internationale d’isolationisme, cependant il rappelle que les décisions des puissances étrangères avaient empêcher à Haïti après la proclamation de l’indépendance de prendre part au congrès du Panama alors que le pays répondait à toutes les exigences. Ce pour incruster aux haïtiens l’idée d’agir à cette phase de la lutte pour la reprise définitive de leur souveraineté.

    Parallèlement, l’ancien député de Léogâne a accusé le président de la république qui aurait envoyé un véhicule dimanche soir à la cité d’Anacaona pour tirer sur les protestataires qui avaient érigé de barricades des pneus enflammés pour obstruer les routes. Et selon lui, deux militants politiques avaient atteint ce jour-là de projectiles.

    Il continue d’exiger la démission du président Jovenel Moïse qu’il a traité de « voleur de bétail ».

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