Les enfants de rues : Les oubliés de la République à quelques jours de la rentrée des classes.

Partout dans les grandes villes du pays, spécialement à Port-au-Prince,  on assiste à un phénomène qui n’est pas né de la dernière pluie. C’est le phénomène des enfants de rues.

Ce ne sont pas des enfants qui partent en promenade avec leurs parents. Ce ne sont pas non plus des enfants qui cherchent à decouvrir nos villes. Mais ce sont des petits mendiants que des mauvaises conditions de naissances relèguent en marge de la société. Leur principale activité est la mendicité. Cela n’empêche pas que d’autres essuient des véhicules, en vue de gagner un pain.

De grandes autorités ont quelques fois descendu leurs vitres, les offrant ainsi quelques gourdes. Mais sans penser que ces enfants devraient être sur le banc de l’école au lieu d’être dans les rues de la capitale. Les grands forums sur l’éducation n’ont laissé aucune place à ces oubliés de la République. Les programmes cosmétiques organisés par l’Etat et d’autres institutions de protection de l’enfance, n’arrivent jamais à enrayer le phénomène. 

En Haïti, l’institution de la protection de l’enfance est l’Institut du Bien-Etre Social et de Recherche (IBESR). Les activités qu’il entreprend auprès des enfants de rues ne servent à rien. Le problème est souvent posé en aval et non pas en amont. Les enfants évoquent très souvent les mauvaises conditions économiques de leurs parents biologiques ou personnes responsables. Dans bien des cas, c’est l’argent collecté dans la mendicité qui nourrit les parents et les plus petits enfants de la famille.  Donc, un petit mendiant haïtien peut avoir d’autres personnes sur sa responsabilité.

Dans une semaine, ce sera la rentrée des classes. Les acteurs du système éducatif haitien se préparent à jouer tant bien que mal leurs rôles respectifs. On ne peut pas parler de l’école sans enfants. L’école est un droit inaliénable à tout être humain quelque soit sa classe sociale, couleur et sa nationalité.  Cependant, ce n’est pas du tout le cas en Haiti.

L’école n’est depuis toujours pas accessible à tous les enfants. Ces enfants sont des potentiels dangers pour la société. De nos jours, certains enfants de rues integrent des gangs armés qui opèrent dans la capitale. Mais aucun miracle ne saurait les épargnés. 

Les fonds en dollars collectés par ce régime pour permettre aux enfants de bénéficier une éducation gratuite ont été galvaudés. Le pire, c’est que jusqu’à présent ces fonds continuent à être collectés sans que personne ne sache à qui profite cette caisse noire.

L’état haïtien dispose très peu d’institutions scolaires au pays. Et le peu qui existe offre une éducation au rabais, du fait que ce sont des enfants pauvres qui les fréquentent. Certaines d’entre elles fonctionnent dans des édifices en état de délabrement.

Aucun lendemain n’est assuré dans une société qui néglige l’éducation de ses enfants. Avec la prolifération de toutes ces enfants de rues, le phénomène des gangs armés est loin d’être extirpé. Comme on dit de très souvent, celui qui sème le vent récolte la tempête. C’est Haiti…

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