Petro/Dette – Les haïtiens doivent payer 2 Milliards 258 Millions 796 mille 683 dollars américains et 56 centimes aux Vénézuéliens sur 25 ans

    Le fonds Petro Caribe, selon l’accord signé en 2005 entre Haiti et la République bolivarienne du Venezuela devait permettre à l’Etat haïtien de financer différents programmes et projets de développement. Mais, il n’a pas eu que ça comme effet. Car négativement, son utilisation a contribué à augmenter le niveau d’endettement du pays puisque la portion de la vente revenant à la partie haïtienne constitue un
    prêt préférentiel selon les termes de l’accord conclu entre Haïti et le Venezuela. D’où la colère d’un grand nombre d’haitiens qui croient qu’il serait injuste à ce que ce soit leurs enfants et arrières petits enfants qui paient cette dette en lieu et place de ceux qui ont consciencieusement volé l’argent.

    Dans le dernier rapport dit Petro Caribe, la Cour des comptes et du contentieux administratif a examiné l’ensemble des résolutions qui ont été prises par les responsables politiques. Mais, pour expliquer aux haïtiens l’ampleur de l’affaire, et les rendre compte sur le montant effectif de la dette d’Haiti envers le Venezuela au 30 septembre 2016, les juges ont décidé d’enchérir leurs travaux.

    Au début de l’exécution de l’accord, le Venezuela s’engageait à fournir à Haiti au moins 7000 barils de pétrole par jours. Mais, les choses allaient évoluer avec, notamment, la hausse des prix du pétrole en 2008. Par conséquent, Chavez propose aux membres de l’accord Petro Caribe de payer 40% seulement de leurs factures pétrolières sur 90 jours, et les 60 % restants dans un délai de 25 ans. C’est ainsi que l’Etat haitien décide alors d’importer 14 000 au lieu de 7000 barils par jour à partir de l’année 2008.

    Ainsi, les parties ont trouvé un terrain d’entente. Ils décident alors à ce que le produit de la vente d’une cargaison de pétrole soit réparti suivant deux modalités distinctes (portion payable immédiatement et portion dont le remboursement est différé et échelonné dans le temps, encore appelée partie financement).

    Au final, ils ont décidé que : si le prix du baril de pétrole est supérieur ou égal à 15 $ US, 5 % du produit de la vente vont alimenter les fonds Petro Caribe (payable dans un an), alors que 95 % sont payables immédiatement à PDVSA. À l’opposé, si le prix du baril de pétrole est supérieur ou égal à 150 $ US, 30 % sont payables immédiatement à la partie vénézuélienne. Le reliquat de 70 % va alimenter les fonds Petro Caribe et sera remboursé dans un délai de vingt-cinq (25) ans.

    Donc, le paiement du solde constituant la portion restante est différé sur une période comprise entre dix-sept (17) et vingt-cinq (25) ans. Cette portion est un prêt du Venezuela consenti au gouvernement d’Haïti. Elle constitue la dette à long terme. C’est donc cette partie qui sert à alimenter en ressources financières les fonds dits «Petro Caribe ».

    D’après les données obtenues du BMPAD, du 5 mars 2008 au 14 avril 2018, Haiti a accumulé 4,237,598,789. 12 de dollars américains comme ressources.

    • De ces 4, 2 milliards de dollars, l’Etat haitien devait payer 1, 9 milliards de dollars américains sur 90 jours car cette somme fait partie de la portion comptant à payer au Venezuela.

    Les 2 milliards – 258 millions restant, Les haïtiens devront les rembourser aux Vénézuéliens dans une période comprise entre dix-sept (17) et vingt-cinq (25) ans. C’est cette dette qui attise la colère de la jeunesse haïtienne, la grande victime de la dilapidation de cet argent, qui exige à ce que ce soit les dilapidateurs qui la remboursent. Pour cela, elle réclame un vrai procès, afin de donner une fois pour toute, un exemple qui aura le mérite d’avoir des effets positifs dans la lutte visant à moraliser la vie publique en Haiti.

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