Rien ne sert de courir il faut partir à point. C’est ce qu’on dit. Les conseillers de la Cour supérieur des comptes le prouvent aujourd’hui.

Attendu depuis 11 h du matin, c’est finalement très tard dans l’après-midi que le rapport de la Cour supérieur des comptes et du contentieux administratif a été déposé au Sénat de la république.

Pierre Demesyeux Volmar, le président de la plus haute juridiction administrative du pays a profité de son discours de circonstance pour expliciter le travail réalisé par la Cour des comptes et les innombrables difficultés rencontrées par l’institution qu’il préside.

Il explique en effet, qu’après la réception de la résolution du Sénat transmettant l’affaire dite PétroCaribe à la Cour des comptes, un conseil s’était réuni en séance plénière afin de statuer sur la recevabilité de la résolution. Et à la lumière des articles 200, 223- 2 de la constitution et l’article 5 du décret du 23 novembre 2005, la Cour s’était déclarée compétente pour traiter le dossier.

Une fois qu’elle se déclare compétente, après avoir analysé le dossier, la cour s’était donnée pour mission et objectif d’auditer tous les projets issus des 14 résolutions prises par trois présidents et 6 gouvernements sans oublier d’autres projets d’investissements réalisés en dehors des résolutions.

Le président Volmar explique que la Cour avait décidé de contacter certaines administrations de l’Etat afin de trouver les documentations nécessaires indispensables à la réalisation de la mission qui lui était confiée par le Sénat. Certaines administrations y étaient réticentes.

Et face à ce blocage, le travail était plus compliqué qu’il n’y parait. Il a fallu l’intervention du premier ministre Ceant pour débloquer la situation et permettre à la Cour d’auditer les projets pour lesquels toute la documentation nécessaire a été rendue disponible.

Les autres projets pour lesquels les documents n’ont pas été délivrés à temps font actuellement l’objet d’un traitement à la Cour des comptes.

Pour ces projets, le président de la Cour promet que le Sénat recevra très bientôt un rapport.

Le président du Sénat Carl Murat Cantave qui a accusé réception du rapport affirme que le Sénat va faire son travail en le transmettant le plus vite possible à qui de droit pour les suites nécessaires. Néanmoins il met en garde ceux qui auront à traiter ce dossier de faire un travail équitable, impartial, sans émotion et dilatoire pour que finalement Haïti ouvre cette nouvelle page d’histoire que la population attende impatiemment.

L’ancien président du Sénat, Joseph Lambert, lui aussi, ne cache pas son contentement.

Lui qui a été houspillé par certains de l’opposition après la séance champwèl qu’il avait organisée au grand corps se dit soulager aujourd’hui en affirmant que la remise de ce rapport au Sénat est l’un de ses plus grands jours en tant que parlementaire.

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