Politique – 70 députés interpellent le Premier ministre Céant

    70 députés de la 50e législature ont décidé, bien avant la date prévue par les Sénateurs, d’interpeller le Premier ministre Jean Henry Céant.

    En effet, dans une correspondance adressée au bureau de la Chambre des députés, ils demandent l’organisation en urgence ce lundi 18 mars d’une séance d’interpellation du chef du gouvernement. Une sorte de MACHE PRESE qui vient on ne sait d’où dans la mesure où le Sénat avait déjà pris l’initiative d’interpeller le premier ministre. Et de fait, la séance du Sénat est programmé pour le 20 mars prochain.

    Les 70 députés reprochent entre autres au Premier ministre Céant le non- respect de sa politique générale.

    Ils avancent comme autres motifs le fait que la situation sociale, économique et politique du pays, due notamment à la dépréciation accélérée de la gourde, s’est aggravée.

    Selon eux, la faim et la misère au niveau des couches les plus vulnérables de la population se sont généralisées.

    Ils ne pardonnent pas le caractère passif du gouvernement lors des événements du 6 au 16 février 2019. Un comportement qui, selon eux, symbolise une instabilité politique néfaste pour la population.

    Ils ont conclu que le gouvernement est incapable de sécuriser le territoire, de rétablir la paix dans les rues, d’améliorer les conditions de vie de la population, de soutenir la production nationale et mettre le pays sur la voie du développement.

    Ils fustigent les initiatives du gouvernement en matière de justice, qui, disent-ils, s’apparentent à des manœuvres en vue de bloquer le procès petrocaribe et la nécessaire lutte contre la corruption.

    Ils critiquent en outre, la dislocation par rapport au principe de la solidarité gouvernementale; aucun budget, selon ce qu’on lit dans leur correspondance, n’a été élaboré en vue de l’implémentation des mesures adoptées par le gouvernement qui devraient soulager la souffrance de la population.

    Pour toutes ces raisons, Les députés interpellateurs, à travers les motifs avancés dans la correspondance adressée ce vendredi 15 mars au bureau de la Chambre basse, ont, semble t-il, déjà scellé le destin de Jean Henry Céant. Ils émettent le souhait que le bureau organise la séance d’interpellation à la date susmentionnée, soit le lundi 18 mars prochain. Est ce la fin de la gouvernance de Jean Henry Céant ? Suspens…

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