Qu’est-ce qui se passe en Amérique latine ?

    En Haïti, dès l’entame du mois de septembre de cette année, le pays est en ébullition, et la population ne decolère pas contre ses dirigeants. Cette nouvelle on la connaît tous déjà depuis des semaines. Mais, lorsqu’on jette le regard sur la partie sud de l’Amérique, et regarder des mouvements de rues en pleine expansion, dont les foules en furies revendiquent de meilleurs traitements de la part de leurs dirigeants, on se dit peut-être qu’il y a un schisme entre les populations de ces États et leurs Élites dirigeantes.

    En effet, l’Amérique latine considérée à terme comme l’arrière cour des États-Unis, (par rapport à l’influence qu’ils exercent sur les nations de cette région), n’est pas un ensemble homogène où gouverner est un jeu d’enfant. Comme partout ailleurs, ce coin de terre dont la majorité des peuples sont issus de l’esclavage, à sa propre particularité, et ses propres problèmes. Souvent les revendications sociales sont nombreuses, d’un pays à l’autre. Mais toujours est-il que les mouvements populaires n’expliquent pas à eux seuls l’échec sur le plan politique de la classe dirigeante de ces pays.

    À l’instar du printemps arabe, où on a vu des populations des pays comme la Tunisie descendant dans la rue, pour réclamer des changements dans le système politique, une situation de ce genre semble en cours dans cette partie de l’Amérique latine, qui à l’habitude de connaître plusieurs balbutiements.

    En effet, souvent en désaccord avec les politiques sociales appliquées par leurs gouvernants, les populations de cette zone ( Amérique latine) sont toujours sur pied de guerre pour qu’à moindre faux pas de la part de leurs autorités, qu’ils investissent la rue pour dénoncer et faire entendre leurs voix.

    Il faut dire que généralement les causes des turbulences politiques survenues dans ces pays, sont toujours les mêmes. Quand ce n’est pas pour l’application
    de politiques d’austérités contre l’interêt de leurs classes, c’est pour la mise en oeuvre de politique néo-libérale souvent dictée et imposée par le Fond monétaire international, et la Banque mondiale, à leurs pays que les gens sont montés aux créneaux.

    Pas plus tard que les semaines précédentes, le Président Moreno de l’Équateur, qui avait revu à la hausse les prix de l’essence, à dû faire marche arrière de sa décision sous la pression de la rue. Aujourd’hui, c’est au tour des autorités chiliennes de revoir une décision prise pour augmenter les prix des tickets des métros dans le pays.

    En effet, malgré le recul du Président chilien, Sebastian Pinera sur la décision d’ajuster les prix des transports, les mouvements des foules a coûté quand même chère au pays. Devant l’impuissance des autorités de ordre, le peuple en colère, casse, pille, et incendie, en toute impunité, voitures, immeubles, etc. Par rapport à l’ampleur des dégâts, le Président chilien, a dû recourir à l’armée pour rétablir l’ordre.

    Tenant compte des agissements des populations de ces anciennes colonies espagnoles et françaises, l’on est-il pas en droit de se demander si cette situation n’est pas un signal qui annonce le réveil des peuples de cette région, contre des classes politiques conservatrices, corrompues, qui s’alignent surtout sur la position des pays impéralistes, et des Institutions financières internationales, au détriment des intérêts de leurs populations?

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