» Suivez mon regard « , en guise d’une solution pacifique à la crise socio-politique du pays

    Le Président de la République, Jovenel Moïse, qui donnait sa Conférence de Presse, hier mardi 15 octobre 2019, au Palais national, devant tous les Professionnels de la Presse, n’a pas fait seulement s’adresser à la population haïtienne. En plus de passer à côté de la plaque à travers sa prise de parole, le Chef de l’État a eu le temps d’offert un petit spectacle de jeu de mot au public haïtien, qui très vite, en a profité pour se lancer sur les réseaux-sociaux, dans un challenge de  » suivez mon regard « , dont l’emploi du sens diverse selon le message que veux faire passer la personne.

    Jovenel Moïse, visiblement dépassé par les évènements, n’a pas trouvé mieux que de communiquer sur sa compréhension de la crise, et d’informer en même temps le public sur les mesures qu’il compte adoptées pour changer la donne. En clair, il a fait passer sa communication, et réiterer sa volonté de dialogue avec tous les secteurs, mais les attentes n’ont pas été comblées.

    D’entrée de jeu, le Président s’est dit compréhensif par rapport au mouvement de la rue, avant de se faire un aveu d’échec plus tard que le pays n’aurait pas dû se trouver dans cette situation.

    Plus loin dans son intervention, M. Moïse se comporte aussi en victime de ce « système « , qu’il rend responsable des maux du pays.

    Toujours selon Jovenel Moïse, le dialogue est la seule porte de sortie pour le pays. Il prend pour exemple le cas de l’Equateur où le Gouvernement et les indigènes ont entamés entre eux des pourparlers, ce qui a entraîné le dégel de la crise. Aussi, il critique la Classe politique de l’Opposition, par le fait que depuis son arrivée au pouvoir il n’a jamais manqué l’occasion pour l’inviter à participer à des séances de dialogue, sans succès.

    Il évoque aussi les nombreux contrats non-avantageux pour l’État, qu’il a pris la décision de supprimer, qui selon ses dires à mis en colère certains. Parmi ces contrats, on trouve ceux liés à l’électricité, aux prêts, et au fonctionnement de la douane. D’après le Président, ces contrats pour la plupart ont été signés sur les Gouvernements de transition.

    Pour Jovenel Moïse, le système à la capacité de se régénérer, c’est pour cela qu’il appelle la population à ne pas commettre les mêmes erreurs qu’en 1986, et 2004 en ejectant le Président de son poste. Ça ne va pas résoudre la crise selon lui, tout en avançant que ce serait un acte d’irresponsabilité de sa part s’il venait à démissionner, car sa légitimité, il l’a trouvé dans lors des élections.

    Dans un autre registre, le Président qui n’a cessé de tourner en rond autour des questions, a conseillé à la population de suivre son regard, en guise d’une réponse au question d’un journaliste qui le demandait de citer les noms des personnes qu’il dise maintenir le système à leur avantage.

    Depuis, sur tous les réseaux, l’expression s’impose dans les conversations. Peut-être la seule information pertinente à retenir de la Conférence du Président ? Est-ce une façon pour le Chef de l’État de semer la confusion dans la lutte sur le béton ? Suivez mon regard…

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