Un ministre français démissionne parce qu’il est soupçonné d’avoir organisé des dîners avec l’argent du parlement quand il était président de chambre

François de Rugy, le nom du ministre français de la transition écologique, objet de nombreuses critiques depuis plus d’une semaine a remis sa démission.

Si le ministre estime que sa démission est une décision personnelle, l’opinion publique en France voit plutôt un lien entre cette démission et le scandale des dîners fastueux révélé par Mediapart que De Rugy aurait organisé à l’Hôtel de Lassay quand il présidait l’Assemblée nationale.

Grands crus de Bordeaux et homards constituaient le menu de ces réceptions fastueuses. Le peuple français est exaspéré face aux dépenses -qu’il estime non nécessaire- de Rugy bien que ce dernier affirme que ces dépenses n’ont pas été puisées des fonds de l’Assemblée nationale.

Ce n’est pas une enquête officielle qui l’accule pourtant l’ampleur scandaleuse de la question des dîners fastueux qu’il organisait le pousse à tirer la révérence.  « Cela faisait partie de mon travail », a expliqué François de Rugy qui estime que l’organisation des dîners rentre dans la tradition de l’Assemblée nationale et en plus selon le ministre de la transition écologique, ces dîners n’étaient aucunement financés par l’Assemblée nationale.

En dépit des déclarations de De Rugy, la presse s’agite, les réseaux sociaux s’enflamment. Des anciens fonctionnaires publiques commentent et ne cachent pas leur indignation face à cette situation qu’ils qualifient de gaspillage.

Pour Mathilde Panot, un député français, De Rugy a fait preuve d’une indécence qui choque les français. Médiapart veut décidément en finir avec François de Rugy, après l’histoire des dîners fastueux, on accuse le ministre d’utiliser ses frais de mandat de député (non fiscalisés) pour payer ses cotisations à EELV et ensuite défiscaliser ces dons dans sa déclaration de revenus. Tout tend à montrer que François de Rugy a fait une mauvaise gestion des fonds publics, il en a  extrêmement gaspillé s’il faut croire l’opinion publique.

Une situation qui ressemble à celle de nos dirigeants en Haïti. Ils gaspillent, dilapident , fraudent, ils sont décriés, critiqués par la clameur publique mais la seule différence c’est qu’en Haïti, on ne démissionne pas même si on s’appelle Jovenel Moise et que la plus haute juridiction administrative du pays nous épingle dans des affaires de corruption.

On peut comprendre pourquoi ces pays fonctionnent, et Haiti non.

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